Conflits d’Alsakan

Conflits d’Alsakan

Dates de l’événement : 17.000 BBY à 3.017 BBY
Lieu : Galaxie (plus particulièrement la Tranche et le Noyau)
Organisations touchées : Coruscant – Alsakan – Corellia

Conséquences :
– Coruscant conserve son titre de Siège Galactique
Alsakan perd de nombreux mondes
– Corellia obtient la reddition des deux belligérants

Aux yeux de nos contemporains, il est incontestablement admis que Coruscant soit le siège du gouvernement galactique. Et cet état de fait va même plus loin que ça, l’idée même qu’une planète autre que Coruscant puisse prétendre à cette place est devenu inimaginable, à un point tel qu’à notre époque actuelle, n’importe quel gouvernement qui a des prétentions sur la galaxie (comme l’ont fait l’Ancienne République et l’Empire galactique) se doit de posséder ce monde dans son territoire, à l’image de la Nouvelle République qui, pour légitimer son autorité et accéder à la reconnaissance des divers peuples et civilisations de la galaxie, a dû s’emparer de la planète-capitale pour y parvenir. Mais ce ne fut pourtant pas toujours le cas et sur une période de quatorze millénaires (de 17.018 à 3.017 BBY), pas moins de dix-sept guerres furent livrées entre Coruscant et Alsakan, deux des planètes parmi les plus influentes du Noyau, afin de déterminer laquelle des deux pourrait prétendre à ce titre de capitale galactique.

I – La Fin d’une Ère :

Lorsque la guerre éclata entre Coruscant et Alsakan en 17.018 BBY, la galaxie connaissait une période appelée la Grande Période Manifeste, une ère s’étalant des années 20.000 BBY jusqu’à l’éclatement brutal du Premier Conflit d’Alsakan. Cette ère fut marquée par de grandes avancées dans l’exploration galactique, de nombreux systèmes furent découverts et explorés dans la région dite de la Tranchée et de nouvelles routes hyperspatiales majeures furent tracées (complexifiant de facto davantage l’appareil bureaucratique de la République), mais aussi par la création d’organismes étatiques encore en activité de nos jours, à l’image du Bureau des Vaisseaux & Services qui gère à lui seul l’ensemble des données des transpondeurs de vaisseaux spatiaux et de leur attribution. Bien évidemment, qui dit élan colonisateur dit aussi colons et métropoles. Et à ce niveau, Coruscant, Alsakan et Corellia étaient parmi les mondes les plus actifs dans ce domaine. Mais dans ce trio, tandis que Corellia faisait plus ou moins cavalier seul, s’occupant dans le sud de la Tranchée via la Passe Corellienne, colonisant dans son coin et ne cherchant pas forcément à jouer à tout prix le jeu des ressources, Coruscant et Alsakan quant à elles, via leurs colons et entreprises, faisaient preuve d’une grande rivalité dans l’obtention des ressources et de leur exploitation.

Et sur ce point précis, au fil des siècles, Coruscant opta pour une politique de plus en plus agressive, ne cachant même plus ses actions visant directement les intérêts alsakanis dans la Bordure Extérieure. De grandes tensions naquirent dès lors et de nombreux Alsakanis eurent un grand ressentiment envers Coruscant, siège du gouvernement de la République. Une scission s’opéra dès lors, quelques années avant le premier conflit, entre les pro-Coruscant et les pro-Alsakan. Pour en revenir à la situation galactique, sous la pression des méga-corporations visant à saper l’effort colonial d’Alsakan, ces dernières optèrent pour une stratégie coloniale agressive, visant à s’approprier les nouvelles planètes avant les colons d’Alsakan, forçant cette dernière à se focaliser sur les mondes les plus riches en ressources et non sur les premiers découverts. De même, pour contrer la mainmise des entreprises affiliées à Coruscant le long de la Passe Corellienne (jusqu’à Duro, la partie plus au sud appartenant à l’Hégémonie corellienne) et de la Voie Commerciale de Metellos (les deux combinées formant la Courbe), l’aristocratie alsakanie opta pour orienter ses plans coloniaux vers le nord de la Tranchée, longeant la Voie Commerciale Perlemienne (connue sous le nom de l’Axe) et ainsi échapper aux zones d’influence de sa grande rivale. De même, tandis que le Sénat de la République soutenait naturellement Coruscant et ses conglomérats, Alsakan jouissait d’une certaine influence parmi les mondes du Noyau. Et cette influence lui permit d’accroître la légitimité de ses possessions dans les Régions d’Expansion. Cependant, ces revirements dans sa politique coloniale ne plurent guère aux dirigeants des grandes sociétés coruscanties et, soutenant l’opposition envers Alsakan, les premières escarmouches éclatèrent entre les vaisseaux de guerre alsakanis escortant leurs colons et des navires duros, soutenus par le gouvernement républicain.

La Tranchée (The Slice), gigantesque territoire, théâtre d’une impitoyable guerre d’influence commerciale.

II – Les Premiers Conflits :

Le Premier Conflit d’Alsakan (17.018 – 16.700 BBY) : En 17.018 BBY donc, les échanges de tirs entre une flotte appartenant à Duro et une flotte appartenant à Alsakan ne furent cependant pas l’élément déclencheur du Premier Conflit d’Alsakan, mais ce fut l’Invasion de Virujansi par les Duros la même année (possession d’Alsakan) qui mit le feu aux poudres ; la planète ne fut reprise que six ans plus tard par Alsakan lors de la Seconde Bataille de Virujansi en 17.012 BBY. Loin d’être le conflit le plus meurtrier, seules quelques réelles batailles eurent lieu et encore, de façon totalement éparses ; la Bataille de Kes en 16.921 BBY, monde géographiquement situé entre Coruscant et Alsakan et appartenant au camp pro-Alsakan, fut le seul affrontement direct de ce conflit. Le Premier Siège de Porus Vida en 16.820 BBY à la frontière entre les deux territoires ennemis, assiégée par des forces alsakanies et enfin, le Siège de Belsaco en 16.800 BBY en plein milieu du territoire contrôlé par Coruscant. Ces affrontements se soldèrent plus ou moins par un statu quo et seule l’intervention du Bureau des Vaisseaux & Services en 16.700 BBY permit de conclure un traité de paix fragile en menaçant les belligérants de leur empêcher l’accès aux données des balises hyperspatiales, rendant impossible les sauts hyperspatiaux. Corellia, quant à elle, préféra demeurer neutre malgré une certaine sympathie pour Alsakan, mais ayant trop d’intérêts en lien avec la Courbe et les grandes entreprises coruscanties. Toutefois, suite à la fin des hostilités, histoire de mettre en garde les deux ex-belligérants, Corellia fit inscrire dans la Constitution Galactique le Contemplanys Hermi, une clause lui donnant le droit et la légitimité de se retirer de la République si les hostilités devaient reprendre. Cela lui garantissait une certaine protection de ses intérêts en ne se retrouvant pas mêlée de force à un tel conflit (et cela explique bien des choses quand on connaît l’histoire de Corellia…). Mais les conséquences de ce premier conflit ne s’arrêtèrent pas là et malgré une volonté de ne pas prendre parti, Corellia participa à scinder le gouvernement républicain en trois grandes sphères d’influence, Corellia au Sud, Alsakan au Nord et Coruscant dans le Noyau et la majeure partie de la Tranchée.

Etat de la République après les cinq premiers Conflits d’Alsakan.

Le Deuxième Conflit d’Alsakan (16.200 – 15.400 BBY) : Toutefois, après un certain temps et malgré les menaces pesant sur la cohésion républicaine, cinq siècles plus tard, en 16.200 BBY, les hostilités reprirent entre Coruscant et Alsakan lors d’une guerre connue en tant que Deuxième Conflit d’Alsakan. Corellia resta quant à elle encore une fois en retrait. En 16.100 BBY eut lieu le Second Siège de Porus Vida, probablement une nouvelle fois assiégée par Alsakan ; la Campagne de Gizer en 16.000 BBY à l’initiative de Coruscant où ses forces attaquèrent ce système situé le long de la Perlemienne, en plein territoire alsakani ; la Campagne du Noyau où Alsakan faillit prendre l’ascendant sur sa rivale en s’attaquant à divers mondes du Noyau ralliés à Coruscant, Commenor, Skako et elle eut même l’audace de pousser son offensive jusqu’à Coruscant, mais fut stoppée dans son élan aux portes du système, occasionnant au passage la destruction de la Balise de Belgoth, une des futures vingt Merveilles de la galaxie. Et dernier affrontement de ce conflit, le Raid du Strontium en 15.480 BBY, où Coruscant s’empara de cet important monde minier le long de la Perlemienne. Finalement, la paix fut signée sur un nouveau statu quo en 15.400 BBY, mais pour un temps seulement.

Le Troisième Conflit d’Alsakan (14.500 – 14.300 BBY) : Près d’un millénaire plus tard éclata le Troisième Conflit d’Alsakan entre les sœurs rivales, qui débuta en 14.500 BBY par la Campagne de la Passe de Commenor. Cette voie hyperspatiale relie le monde, alors pro-Coruscant, de Commenor à celui de Brentaal, sur la Voie Commerciale Perlemienne, sous l’influence d’Alsakan. En revanche, les historiens n’arrivent pas à s’accorder sur le déroulement des opérations. En effet, cette campagne connut plusieurs batailles et ce, sur les mondes de Tepasi, Alderaan et Kattada. Or il se trouve qu’après ce conflit cette portion de la Passe de Commenor se retrouva sous l’influence d’Alsakan et c’est sur les événements qui y menèrent que ça coince. Est-ce Coruscant qui tenta de s’emparer de ces systèmes et qui fut en définitive repoussée et donc Alsakan en garda le contrôle ou est-ce plutôt Alsakan qui mena avec succès campagne et réussit à arracher à Coruscant ce territoire ? Impossible de le déterminer. Mais la bataille suivante pourrait apporter un élément de réponse, même s’il ne s’agit que d’une interprétation de ma part. En 14.450 BBY eut lieu la Purification de Rucapar, durant laquelle Alsakan elle-même se fit attaquer par des forces coruscanties et je soupçonne que cette ville ait subi l’ire de Coruscant suite à la campagne qui eut lieu cinquante ans plus tôt. Cette potentielle bataille-représailles pourrait coller avec la perte d’une importante portion de voie hyperspatiale, certes secondaire, mais qui reliait directement les deux hégémonies en leur coeur. A noter au passage qu’une autre future Merveille fut détruite à cette occasion, les Mosaïques d’Alsakan. Ce troisième conflit s’acheva sur la relative indépendance du Saillant de Nikato sur Raxus Prime, dans l’extrême Nord-Est galactique, au-delà même de la Perlemienne, en 14.300 BBY. Là-bas, des brigades duros sous l’égide de Coruscant furent expulsées par les natifs.

Le Quatrième Conflit D’Alsakan (13.800 – 13.200 BBY) : Très peu d’informations au sujet de ce conflit nous sont parvenues. Tout ce que nous savons, c’est qu’en 13.649 BBY, Alsakan assura avec succès la Défense de Drogheda et que Coruscant réussit la Conquête de Manaan en 13.220 BBY.

Le Cinquième Conflit d’Alsakan (13.050 – 12.700 BBY) : Lorsqu’éclata le Cinquième Conflit d’Alsakan en 13.050 BBY, il se révéla rapidement un des plus étendus d’un point de vue militaire de tous les Conflits d’Alsakan (à l’exception peut-être du septième), avec à terme un changement drastique dans la manière de mener les batailles spatiales. Avant ce conflit, ni Coruscant ni Alsakan n’avaient les moyens militaires et les forces suffisantes pour mener une guerre en deux temps, c’est-à-dire en scindant leurs forces pour défendre leur territoire et mener campagne chez l’ennemi de manière simultanée et coordonnée. C’était soit l’un, soit l’autre, ce qui explique la relative “timidité” avec laquelle avaient eu lieu les affrontements jusque-là. Cela changea quelque peu avec l’arrivée de l’amiral alsakani Hirken. Ce dernier opta pour une révision de la façon de mener campagne et prouva qu’une séparation des forces spatiales était tout à fait possible, cantonnant les croiseurs les plus lourds à la défense des mondes vitaux et des colonies les plus importantes, tandis que des vaisseaux de tonnage plus léger pouvaient mener des raids éclairs afin de disperser l’ennemi et le déstabiliser. C’est d’ailleurs cette tactique qu’il appliqua lorsqu’en 12.980 BBY, Coruscant entama la Campagne des Dépendances du Nord. Il y mena la défense victorieuse de plusieurs mondes dont Iridonia, Borleias et Glee Anselm, tout en menant des raids sur les lignes de ravitaillement des forces adverses. Et près de trois siècles plus tard, en 12.700 BBY, des officiers alsakanis s’inspirèrent des hauts faits de leur prédécesseur mais poussèrent un peu trop loin leur chance lors de la Résistance de Cyrillia, une planète dans le sud du territoire coruscanti, bien loin, trop loin des frontières du territoire alsakani.

Une flotte alsakanie défendant un de ses mondes dans les Dépendances du Nord.

III – Coruscant sous Pius Dea :

En 11.987 BBY, un événement capital dans l’histoire de l’Ancienne République se produisit, la chute du gouvernement légitime aux mains de la secte Pius Dea. Et ces temps sombres durèrent plus de mille ans, Pius Dea n’étant évincée qu’en 10.966 BBY. Ce fut une occasion en or pour Alsakan de tenter de conquérir le titre de capitale galactique, et durant ce millénaire d’obscurantisme se déroulèrent deux des Conflits d’Alsakan :

Le Sixième Conflit d’Alsakan (11.820 BBY) : La secte Pius Dea est tristement connue pour ses croisades xénophobes à l’encontre de plusieurs dizaines d’espèces dans la galaxie connue. À ce moment-là, lorsqu’éclata le Sixième Conflit d’Alsakan, plusieurs planètes se rangèrent derrière Alsakan en échange de sa protection, notamment les Herglics, les Hutts et les Duros, ces derniers ayant tourné le dos à la République, pourtant leur alliée historique. Cette coalition mena de nombreuses batailles le long de la Voie Commerciale Perlemienne mais ne réussit cependant pas à percer les lignes républicaines et le pouvoir de Pius Dea demeura plus ou moins intact. Mais même défaite, Alsakan n’abandonna pas ses efforts et continua en secret à soutenir les peuples victimes du zèle sectaire de Pius Dea.

Le Septième Conflit d’Alsakan (10.967 – 10.966 BBY) : Après des siècles de lutte dans l’ombre, la formation d’une importante coalition permit aux anti-Pius Dea de sortir au grand jour et de s’opposer directement aux forces républicaines. Avec Caamas et l’Ordre Jedi en porte-étendard, les Renonçants (des ex-membres du culte sectaire) et divers mondes se rallièrent au mouvement, dont Alsakan. À noter en passant qu’il s’agit de la seule et unique participation de l’Ordre Jedi dans les Conflits d’Alsakan. Plusieurs mois de préparation et de sapes furent nécessaires en amont, et en 10.967 BBY, la guerre civile éclata, plus connue en tant que Septième Conflit d’Alsakan. Malgré une légère infériorité dans le rapport de force, la coalition déclencha simultanément plusieurs offensives, prenant dans un premier temps au dépourvu le gouvernement républicain. Plusieurs mondes-clés du pouvoir républicain furent rapidement capturés, mais lorsque Pius Dea contre-attaqua, le conflit s’enlisa. Après plusieurs mois d’affrontements sans réelle progression de part et d’autre, le Bureau des Vaisseaux et Services permit à la coalition de prendre l’ascendant, lui proposant de piéger Pius Dea grâce au contrôle qu’il possédait sur les données fournies par les balises hyperspatiales. Cette aide permit aux coalisés de tendre un piège aux forces républicaines, un piège si tentant que le Chancelier en personne vint pour assister à sa victoire finale face aux rebelles. La flotte républicaine réunie en un seul endroit pour effectuer le saut hyperspatial en direction d’Uquine, planète où s’étaient retranchés les coalisés, perdit près de la moitié de ses effectifs lors dudit saut, permettant aux défenseurs de tailler en pièces les troupes arrivées en orbite. Dans les jours et semaines qui suivirent la Bataille d’Uquine, Pius Dea fut rapidement démantelée et ses dirigeants mis aux arrêts. Un Jedi fut nommé Chancelier Suprême afin d’empêcher un éventuel retour de la secte et malgré l’aide importante qu’Alsakan avait fournie aux Jedi et à la coalition, Coruscant lui refusait toujours sa place.

IV – Les Ultimes Affrontements :

Le Dixième Conflit d’Alsakan (~10.000 – ~9.400 BBY) : Peu avant que n’éclate cet énième conflit, un empire éphémère naquit aux frontières républicaines, l’Empire Kumauri, dans la Bordure Extérieure. Dans les années qui précédèrent son annexion par la République, l’Empire Kumauri parvint à développer une technologie qui changea quelque peu le visage de la guerre, les conducteurs de masse, des armes capables d’ajouter un surplus artificiel de masse aux armes à projectiles solides ou semi-solides (plasma), les rendant bien plus dévastateurs ; ou bien d’utiliser des astres stellaires, comme un astéroïde, pour s’en servir comme projectile. Rapidement conquit par la République, cet empire survécut en quelque sorte au travers des vaisseaux qu’il avait développés, les cuirassés Kumauri, des navires de plus de trois kilomètres de long, équipés de cette technologie. Avec ce nouvel atout en main, les historiens supposent que c’est la République, donc Coruscant, qui fut à l’origine du déclenchement du Dixième Conflit d’Alsakan aux alentours de 10.000 BBY, bien décidée à affirmer sa puissance et à en finir une bonne fois pour toutes avec les prétentions de sa grande rivale, surtout après l’humiliation qu’avait été Pius Dea. Durant ce conflit, les conducteurs de masse furent testés pour accomplir des bombardements orbitaux, utilisant des astéroïdes pour dévaster la surface planétaire, à l’image de la Destruction d’Osara, colonie d’Alsakan. Cependant, malgré cet avantage certain de la part de Coruscant, Alsakan tint bon et vers la fin des années 9.400 BBY, un nouveau traité de paix fut signé après un nouveau statu quo pour les deux puissances.

Le Dix-septième Conflit d’Alsakan (3.017 BBY) : Point final de ces quatorze millénaires de tensions, alternant les périodes d’hostilités plus ou moins fortes et celles de paix fragiles, le Dix-septième Conflit d’Alsakan fut marqué par une ultime et intense course aux armements. La République étant encore relativement marquée par les conflits majeurs qui avaient eu lieu au cours de ce millénaire (la Grande Guerre des Sith, les Guerres Mandaloriennes, les Guerres Civiles Jedi, etc), elle usa de tout son savoir-faire en se donnant les moyens de lever une flotte plus importante que celle de son adversaire et également mettre au point une nouvelle classe de croiseurs lourds, la classe Invincible, afin de neutraliser une bonne fois pour toutes l’influence d’Alsakan en submergeant ses forces spatiales par le nombre. En réponse à cette menace à peine voilée, Alsakan lança la production massive de corvettes porte-missiles destinées à défendre ses possessions le long de la Perlemienne et à détruire ces nouveaux modèles de croiseurs lourds en production. Cette course aurait pu embarquer la galaxie dans un conflit encore plus dévastateur que la Grande Guerre Galactique de 3.681 – 3.653 BBY, mais c’était sans compter sur Corellia, lasse d’assister à ces éternelles querelles pour savoir qui méritait de posséder le siège du gouvernement galactique. Possédant ses propres forces armées, Corellia, via le Prince-Amiral Jonash E. Solo, décida en 3.017 BBY de mener campagne, et contre Coruscant, et contre Alsakan, simultanément ; en utilisant leurs frégates longue portée dotées de technologies de pointe (en avance sur leur temps à vrai dire), récemment développées par les ingénieurs corelliens. Les Forces de Solo prirent rapidement l’avantage sur les cuirassées et croiseurs lourds coruscantis et alsakanis, profitant de leur vitesse et maniabilité supérieures, doublées à des boucliers déflecteurs plus résistants et à des turbolasers lourds (pour l’époque). Après quelques mois de guerre, Corellia défit complètement ses deux adversaires malgré leur alliance à son encontre, et le traité de paix fut signé devant le bâtiment sénatorial sur Coruscant, le Prince-Amiral Solo dictant les termes et les conditions de cette paix, ne laissant guère le choix aux signataires de contester le moindre point.

Carte démographique de la galaxie, conséquence indirecte des Conflits d’Alsakan.

V – Conséquences :

Ainsi, après dix-sept conflits qui avaient ponctué quatorze millénaires d’histoire, Coruscant conserva son titre et Corellia se révéla la grande gagnante d’un point de vue économique et démographique. Car pour les mondes longeant la Voie Commerciale Perlemienne et ceux étant situés dans la Tranchée, les nombreux affrontements qui les avaient touchés ont incité des milliards de colons à se réfugier dans des zones plus calmes, voire épargnées par les combats ; simple exemple, le territoire de l’Hégémonie corellienne qui, grâce à sa neutralité, ne connut que très peu d’affrontement en son sein. Comme vous pouvez le constater sur la carte ci-dessus, les zones en rouges et oranges (les plus peuplées avec au minimum 10 milliards d’habitants par monde) se trouvent dans les mondes du Noyau et le long de la Passe Corellienne. Tandis que la Perlemienne et la Tranchée (en bleu clair et bleu foncé en majorité) ne dépassent pas, elles, les 500 millions d’habitants par monde. Ainsi, Corellia put prospérer, au détriment de certains autres mondes républicains. Et fait important à souligner, durant ces divers conflits, Corellia n’a jamais fait valoir le Contemplanys Hermi, ce ne fut que bien plus tard que les velléités sécessionnistes corelliennes utilisèrent cette clause pour faire valoir l’indépendance du système, comme le montre la crise des années 18 ABY ou la Seconde Guerre Civile Galactique de 40-41 ABY, où Corellia fut à la tête de l’insurrection. Quant à Alsakan, bien que son pouvoir ne diminua que peu, elle perdit néanmoins beaucoup de son influence en dehors du Noyau, perdant le contrôle de nombreux mondes sur la Voie Commerciale Perlemienne. Mais elle resta très active dans la politique du gouvernement galactique, comme le prouve le Sénateur Fird d’Alsakan qui œuvra grandement dans les débats sur la création ou non d’une Zone d’Extension pour les colonies, dans le Nord Galactique, alors encore relativement peu exploré à son époque, aux alentours de 720 BBY. Le Sénateur d’Alsakan appela à la modération, conscient des leçons données par les Conflits d’Alsakan sur les risques encourus quand des gouvernements centraux sont en charge de la gestion des colonies. Mais le projet fut accepté et différents conglomérats reçurent les droits d’exploitation. Cependant, plusieurs scandales éclatèrent dans les mois et années qui suivirent, quand les conditions d’exploitation des populations indigènes, proches de l’esclavage, furent mises en lumière. Le Sénat dut rapidement intervenir et cela marqua la fin de l’exploitation de la Zone d’Extension, du moins en l’état.

Guides et encyclopédies utilisés :

– Codex du jeu vidéo The Old Republic
– L’Atlas
– The Essential Guide to Warfare

Auteur : Alpha-17
Date de mise en ligne : 18/01/2020

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