Elfe des Neiges

Galadwyn, les Elfes des Neiges

Belfiriel du Flocon d’Argent, fille adoptive de Luiviel du Flocon d’Argent et dirigeante du village d’Athenor (illus. par Mathilde Marlot)

I – Données et statistiques :

Nom elfique : Etres parfaits des glaces (“wyn”, prodigieux, parfait, inimitable et “galad”, glace)
Autre appellation : Elfes des glaces, Peuple des Glaces
Créateur : Tsaar
Espérance de vie : 2000 ans
Habitat : Climat polaire
Lieux de vie : Val des Neiges Eternelles, Ile de Vif-Argent, Ile de Valuria, Ile de Liuwyn
Capitale : Valanarwen
Apparence : Peau blanche, cheveux blancs ou grisâtres, yeux variés
Aptitudes Particulières : Immunité au froid, magivre
Taille moyenne : 1,75 m
Poids moyen : 65 kg

Statistiques en jeu de rôle :

Classe d’armure 11 (naturelle)
Points de vie 12
Vitesse 9 m
Sens : Vision dans le noir (18 m)
Compétences : Perception +2, Survie +4
Langues : Elfique, Commun

FOR DEXCONINTSAGCHA
12+114+212+114+214+216+3

Dons :

Enfant du blizzard : Les Elfes des Neiges ont un bonus de +2 aux perceptions dans les milieux polaires.

Ascendance Elfique : Les Elfes ne peuvent pas être charmés.

II – Caractéristiques :

Par delà le blizzard, j’ai contemplé un lieu de merveilles, où de belles mais froides créatures ont élu domicile. Ils se font appelés Galadwyn, et d’après ce que je sais, ils dominent ce grand val où j’effectue mes recherches. J’admets avoir été sublimé par l’endroit, beaucoup moins par les elfes hautains qui y vivent“.
– Ador Kalagrenzel, historien du Pays des Pierres, 2562 3A.

Les Elfes des Neiges (aussi appelés “Galadwyn” en Haut-Elfique, “Elfes Blancs” par les étrangers ou injustement “Elfes Vampires” par les Nains), sont une peuplade d’Elfes qui choisirent lors de l’Ere d’Expansion Elfique de coloniser les régions polaires du nord-ouest d’Helmir. Ils ont la peau blanche comme la neige, ainsi que des cheveux tout aussi blancs ou qui affichent des nuances de gris. Leurs yeux sont généralement verts ou bleus, mais il est possible qu’ils en possèdent des jaunes, des violets ou des safrans. Après un exode de 12 ans depuis le Royaume de Tsaar, ils s’installèrent dans un grand val, qu’il nommèrent le Val des Neiges Eternelles. Ce val enneigé, parsemé d’arbres à fleurs roses et surplombé d’un ciel orangé, est le centre politique, économique et religieux des Galadwyn. Au saint du val fur construites quatre cités : Valanarwen, la capitale, est le centre du pouvoir politique et économique du Val. C’est dans le Palais des Gemmes que vit Faewil, la Monarque du Froid et sa famille. C’est également par la capitale que doivent passer les pèlerins lorsqu’ils se rendent à l’Autel de Tsaar, isolé au sommet des montagnes. Valanarwen abrite la plus grande garnison galadwyn, et possède même une grande “écurie” où sont parqués les ours de guerre de la Garde Opaline. Thiloth et Alderad sont deux villes sans attraction particulière. Elles sont situées à équidistance du lac Calaprimo. Ce lac est un lieu très apprécié des Elfes des Neiges. Ils viennent y admirer le paysage ou s’y baigner, les bardes s’inspirent de ce lieu apaisant pour écrire leurs chansons et certains viennent même y réfléchir dans des moments difficiles. Teliwin en revanche, abrite le Collège de Bararendar, l’académie spécialisée en Magivre. Le Collège Bararendar est la seule académie de magie de tout le Val des Neiges Éternelles. C’est par cette école que passent tous les mages Galadwyn. Les Elfes des Neiges sont formés dès l’enfance, bien que les adultes qui découvrent leur affinité avec la magie soient également acceptés. Le Collège est un vaste monument de pierre blanche, entouré de cours d’eau artificiels. En son centre se dresse une haute tour, coiffée d’un toit doré. Le Collège possède ses propres jardins, protégés des tempêtes occasionnelles par un bouclier magique. Par temps calme, il arrive que certains mages s’y promènent et y méditent. Le vaste hall est un lieu de rassemblement pour certains étudiants, où se tient Aüperion depuis des millénaires. Aüperion, l’Arbre Arc-en-ciel, est le plus gros arbre rose du Val, aussi brillant qu’à ses premiers jours. Il est nommé ainsi en raison de l’effet que produit la lumière du soleil en traversant les vitraux colorés de la salle principale, qui reflète sur l’arbre géant et lui offre des teintes de rose, d’orangé et parfois d’ambré. Il n’est pas rare que des étrangers soient acceptés au sein de l’académie, mais cela n’est pas gratuit. Afin d’entrer à l’académie, il faut soit déverser une importante somme d’argent, soit offrir des objets (magiques ou non) de grande valeur. En revanche, si le candidat est déjà un expert en magie, il est de suite accepté, car plus il y a de mages célèbres à avoir étudié à l’académie, plus son prestige et sa renommée grandissent. Plus tard, une cinquième cité fut construite à l’extérieur du val, en bordure de mer : Galadwith (littéralement la cité “d’or et de glace”). Actuellement en ruine, la ville fut détruite par une grande tribu d’orques rouges en 2821 3A. Les survivants fuirent vers l’île de Vif-Argent au nord, et mirent plusieurs années avant de pouvoir à nouveau entrer en contact avec les autres cités du Val des Neiges Eternelles. Egalement, il faut citer les deux villes portuaires d’Elderas, située sur l’île de Valurya, et de Dagol Liuwyn, située sur celle de Liuwyn. Ces deux villes, respectivement fondées en 2902 3A et en 2343 3A, sont actuellement entre les mains de la Vicomtesse Vireya, qui souhaite par dessus tout que ses îles deviennent indépendantes. Les deux îles, surnommées les “Jumelles”, sont également habitées par une espèce ancienne d’autochtones ayant une grande affinité avec la neige et l’eau, et dont la société tribale s’est rarement montrée hostile avec les colons Galadwyn depuis leur arrivée. Les Elfes des Neiges sont des guerriers et des marchands, dont la beauté froide impressionne la plupart des humanoïdes, mais écœure les Nains, qui voient en leur peau blanche un teint mortuaire qui leur rappelle les vampires.

En dépit de leur nature civilisée, ils entretiennent toujours un fort lien avec la nature et les animaux du val. Il n’est pas rare qu’un cerf ou qu’un loup s’approche sans peur d’un Elfe des Neiges. Certains animaux comme les loups et les ours ont été pour certains apprivoisés à différentes fins. Durant le Premier Age, Tsaar leur offrit une immunité au froid, afin qu’ils puissent résister au climat parfois inhospitalité de leurs nouvelles demeures. Ils sont d’un naturel hautain avec les étrangers et sont trop fiers pour admettre leurs torts la plupart du temps. En revanche, ils sont connus pour leur curiosité, leur loyauté envers leurs semblables, et leur intelligence. Ils sont réputés comme étant de bons guerriers qui savent défendre leurs terres, sont de redoutables manieurs de la Magivre, et commercent fréquemment avec les peuplades humaines du Pays des Pierres. Le withril est l’équivalent d’une pièce d’or classique, tandis que le castril est celui d’une pièce d’argent, et l’ystril celui d’une pièce de cuivre. Si les Galadwyn exportent beaucoup de minerai, ils importent aussi beaucoup de bois en provenance du Pays des Pierres, refusant de toucher aux arbres du val, et ne souhaitant pas non plus utiliser celui des Bois Blancs, barrière naturelle supplémentaire qui protège le sud du val. Les Galadwyn ne sont pas expansionnistes, si l’on excepte la fuite des survivants de Galadwith vers l’île de Vif-Argent en 2821 3A. Leur fuite donna naissance à la cité de Dagol AnoradAvant chaque mouvement militaire, principalement pour se défendre des hordes d’orques et autres créatures hostiles, les Galadwyn demandent aux Prêtres du val de leur transmettre la volonté de Tsaar, afin de pouvoir agir avec sa bénédiction. Autre que Tsaar, ils vénèrent les esprits du givre qui, selon leurs croyances, se manifestent lors de blizzards pour avertir les habitants du val d’un changement majeur. Les Galadwyn vouent une adoration particulière aux Loups Blancs de la région, qu’ils pensent être les descendants protecteurs des change-peaux d’autrefois. Les Monarques du Froid possèdent un Loup Blanc comme animal de compagnie royal et officiel, qui est présent aux côtés du souverain autant que faire se peut, qu’il s’agisse de réunions officielles, de soirées mondaines, ou mêmes des voyages et pèlerinages qu’effectuent le roi ou la reine. Le bleu, le blanc et le rose comptent parmi les couleurs que les Galadwyn affectionnent le plus. Les Galadwyn ont une excellente vision, et discernent davantage les couleurs et la nuance des teintes et des formes. Leur odorat est excellent, supérieur à ceux des humains et la plupart des autres elfes. Quant à leur ouïe, elle est également très bonne, davantage aiguisée par la survie en milieu polaire, au milieu des anciens géants et prédateurs. De manière générale, les Elfes des Neiges de bonne famille parlent couramment le Haut-Elfique. Au fil du temps, les Galadwyn firent évoluer le Haut-Elfique dans une sorte de patois Elfe des Neiges bien particulier. De manière générale, les Galadwyn savent lire et écrire, et la plupart des livres sont écrits en Haut-Elfique. Ils apprécient beaucoup la musique (principalement les instruments à cordes) et la poésie. En général, les Galadwyn sont vêtus d’habits fais de lin coloré, et les nobles portent de grandes tuniques et robes décorées de motifs travaillés. La couleur favorite des gens de bonne famille est le bleu dans toute ses nuances, couleur considérée comme la plus noble. Les plus fortunés apprécient être remarqués pour leur parfum fleuri et fruité, et portent souvent des bijoux importés du Pays des Pierres et d’autres contrées. La fête la plus importante se passe du 31ème jour de Noleth au 1er jour de Desoleth. Ces deux jours, les Galadwyn fabriquent des centaines, voire des milliers de lanternes en feuille de Jili. Le 1er soir de Desoleth, les habitants font s’envoler ces lanternes volantes, dans lesquelles sont placées des cierges. Le spectacle ébahit même le plus insensible des étrangers, lorsqu’il contemple une infinité de lumières s’élever dans le noir de la nuit. Selon les croyances Galadwyn, ces lumières étaient un cadeau aux dieux, afin de leur apporter suffisamment de lueur pour entretenir l’éclat des deux lunes. Les lanternes fondent peu à peu dans le ciel et les lumières s’estompent alors mêmes qu’elles sont à peine visibles par les Galadwyn. Cette fête nationale est appelée “Célébration des Lunes-Joyaux”. Pour les Elfes des Neiges, leur vision de la famille n’est ni patriarcale, ni matriarcale. En fait, ils voient le père et la mère comme les deux piliers de la famille. En général, les Elfes des Neiges ne se marient pas plus de deux fois au cours de leur vie. De même, ils tardent parfois à trouver la bonne personne avec qui fonder une famille.

Si l’on excepte les survivants de Galadwith, rares mais existants sont les Galadwyn à avoir quitté leur terre natale pour parcourir le monde. Généralement, les Elfes des Neiges aventuriers font des guerriers corrects, des magiciens doués ou des bardes talentueux. Comme quasiment tous leurs cousins elfiques, les Galadwyn ne mangent pas de viande. En revanche, ils se nourrissent d’une grande variété de fruits, dont la plus savoureuse tombe des arbres rosâtres qui parsèment le val. Ces fruits, les jili, peuvent également être broyés pour donner du nectar de baie appelé “Jiliwir” (“nectar de jil”), que les Galadwyn exportent notamment au Pays des Pierres. Le fleuve Darabrandin traverse le val pour se jeter dans l’océan Lwelir, il permet aux Elfes des Neiges de pêcher toutes sortes de poissons sans aller jusque sur les côtes, en dehors du val. Il permet également aux navires marchands d’atteindre le port de Valanarwen depuis Lwelir. Cependant, ils importent aussi une grande variété de crustacés. Les rares étrangers ne sont pas friands de leur nourriture, en partie pour l’absence de viande, mais aussi parce que la nourriture est cuisinée différemment. En effet, les Elfes des Neiges ont développé un palais différent de leurs semblables. Ainsi, ils sont davantage capables d’apprécier la saveur d’un fruit ou d’un poisson, mais ont perdu le goût de la viande. Les Galadwyn du Val des Neiges Eternelles sont connus comme étant assez isolationnistes, préférant limiter drastiquement le nombre d’étrangers afin d’assurer leur sécurité et leur prospérité. Ainsi, si certains aventuriers, magiciens, mercenaires agréés ou marchands arrivent à passer la trouée du Val, très peu sont autorisés à s’y établir de façon permanente. Au contraire, les Galadwyn de Vif-Argent ont accepté il y a des centaines d’années la présence de villages Humains sur leurs côtes, en échange d’un tribut. Athenor, une bourgade actuellement dirigée par Belfiriel du Flocon d’Argent, est en réalité un village mixte Galadwyn – Humain, regroupant des colons Elfes des Neiges ainsi que des survivants du massacre de Silria l’année passée. D’autre part, depuis le commencement du règne du Roi Eragoth, les frontières de Vif-Argent sont plus ouvertes au commerce avec le Pays des Pierres, et certains aventuriers sont autorisés à prêter main forte à la population pour résoudre divers problèmes. En ce qui concerne les îles jumelles, Vireya n’a jamais montré la moindre réticence à accepter des étrangers, qui, selon ses dires, sont le symbole même d’une société cosmopolite qui s’adapte au flux de la vie. Outre les vampires qui auraient élu domicile à Dagol Liuwyn, des populations de toutes origines partagent les mêmes rues des villes des îles jumelles. Vireya est d’ailleurs la seule Galadwyn de haut-rang à s’être entourée d’autant de non-Galadwyn dans son cercle de conseillers. Si le principe de sang-mêlé est un tabou chez certaines peuplades elfiques, les Galadwyn le tolèrent dans certains cas : Eragoth, surnommé le Roi de Sang-Mêlé, est le fils d’un héros de la Maison Orfalas et d’Iglith, une princesse respectée survivante de Galadwith. Avec le temps, son pragmatisme et son charisme lui ont valu d’être entièrement reconnu par les siens. En dépit de sa nature de demi-Nahaijinn de l’Eau, Luiviel du Flocon d’Argent est parvenue à s’imposer chez les siens comme une des mages les plus puissantes et influentes de l’Histoire. Il existe aussi de rares individus mentionnés dans des écrits anciens : « La Nature de la Neige », un livre anonyme datant du 3A, mentionne un Elfe des Neiges natif de Galadwith aux dons étranges, capables de faire naitre du feu de ses mains, et possédant sur son corps des petites marques cramoisies, contrastant avec le reste de sa peau immaculée. L’ascendance d’un Nahaijinn du Feu a bien été théorisée, mais rien n’est moins sûr. On ignore le nom de ce Galadwyn fort particulier, et nulle ne sait ce qu’il est advenu de lui suite au massacre de Galadwith en 2831 3A.

“J’avoue parfaitement que ce “jiliwir” au goût de raisin et au parfum de fleur des montagnes est la mixture la plus étrange, mais exquise, que j’eusse goûté de ma vie.”
– Ador Kalagrenzel, historien du Pays des Pierres, 2562 3A.

III – Gouvernement :

1 – Fonctionnement :

Chaque ville galadwyn est dirigée par un roi et/ou une reine, excepté la capitale, qui est régit par le Seigneur Suprême des Elfes des Neiges, le Monarque du Froid. Chaque roi ou reine veille au bon maintient des relations avec ses pairs, et tous doivent rendre des comptes au Monarque du Froid. L’entente commerçante et marchande est régie par une compagnie inter-citée nommée la Ligue de l’Hiver. Cette dernière ne voit pas d’un très bon œil l’indépendance réclamée par la Vicomtesse Vireya depuis quelques années, et menace de couper les échanges commerciaux avec les îles jumelles. Selon la légende, la dynastie noble affiliée au Monarque du Froid trouverait ses origines en la personne de Leregwir, le plus illustre des seigneurs elfes à avoir posé pied sur les terres du val au cours du Premier Age, lors de la période de colonisation. Ce grand et noble Seigneur Elfique fonda Valanarwen, qui devint la capitale de son peuple. A en croire les contes chantés par les bardes galadwyn à travers les contrées gelées, il se serait épris d’un amour pour une change-peau nommée Ylya, une femme magnifique qui avait la capacité de se transformer en redoutable Loup Blanc. Cette union amena à la descendance actuelle, dont les membres possèdent selon les dires du sang d’elfe et de loup. Bien qu’aucun de ces change-peaux ne peuplent le val aujourd’hui, les légendes ne se ternissent jamais et la foi en leur souverains ne s’étiole pas davantage. La passation du pouvoir se fait de façon héréditaire dans chaque cité galadwyn. Si le roi est absent, c’est le membre le plus élevé de la famille qui prend le pouvoir. Si la personne en question n’est pas assez âgée (55 ans minimum), le Grand Prêtre fait office de régent, c’est pour cela que les rois et reines du val ne s’entourent que d’hommes de confiance. Si le souverain meurt ou s’il est destitué, c’est également la même chose. Au cours de leur histoire, les Elfes des Neiges eurent le privilège, ou parfois le malheur, d’assister au couronnement de souverains bien connus : Eroher dit “Le Noir” : En 2329 1A, Eroher, fils du roi Erehnir de Thiloth, prêta allégeance à Xa-Krul, le démon Vautour qui régit le sixième champ des enfers. Il rejoignit la Secte du Charognard et usa de son pouvoir politique pour détourner des fonds publics et supprimer les traqueurs et les paladins gênants. L’année suivante, il assassinat son père et fit régner la corruption au sein du Val dans le plus grand secret. Il fut cependant découvert en 2345 1A par des agents étrangers engagés par la reine Felavrel, qui le piégea lors de festivités royales dans la capitale de Valanarwen. Eroher tua le Monarque du Froid et s’enfuit blessé vers Thiloth, où il manipula ses armées pour arrêter celles d’Alderad et de Valanarwen, ce qui mena à la Bataille Fratricide. Une sorcière humaine du nom de Saria de Gergowine aida Felavrel à infiltrer le palais, et ils tuèrent Eroher, puis exposèrent ses crimes publiquement à son peuple. Un grand tombeau fut construit dans les recoins perdus du Val, afin d’emprisonner son esprit maléfique à jamais. Asfaet dite “La Pieuse” : Entre 678 4A et 704 4A, Asfaet fit construire de nombreux temples au sein de Valanarwen. Elle était également connue comme une des souveraines les plus dévouées à Tsaar.

2 – Liste des dirigeants Galadwyn actuels (Rois et Reines) :

  • Valanarwen : Monarque du Froid Faewil
  • Teliwin : Reine Rivanessa
  • Thiloth : Reine Meregel
  • Alderad : Roi Aralindo
  • Galadwith : Cité en ruines, anciennement Roi Anorad
  • Vif-Argent : Roi Eragoth (secondé par la Princesse-Matriarche Iglith)
  • Valurya et Liuwyn : Vicomtesse Vireya

3 – Dynasties Royales :

Monarques du Froid de Valanarwen :

Leregwir (12 1A – 278 1A)
Herevest (1231 1A – 1232 1A)
Glav-dol-Enril (2678 3A – 2770 3A
)
Asfaet
dite “La Pieuse” (654 4A – 899 4A)
Faewil
(depuis 1298 4A)

Dynastie de Teliwin :Dynastie d’Alderad :
Eredo (1989 3A – 2812 3A)
Rivanessa
(depuis 1145 4A)
Felavrel (2002 1A – 2891 1A)
Aralindo
dit “L’Ancien” (depuis 2894 3A)
Dynastie de Thiloth :Dynastie de Galadwith :
Eroher (2330 1A – 2345 1A)
Meregel
(depuis 1322 4A)
Herebel (2289 3A – 2670 3A)
Anorad
dit “Le Trompé” (2670 3A – 2821 3A)

IV – Religion :

Les Galadwyn sont parmi les Elfes les plus dévoués à Tsaar, et possèdent de nombreux temples au sein de leurs cités qui lui sont dédiés. Ces temples possèdent tous une petite salle gardée par des clercs dévoués au père des Elfes. Cette pièce renferme une flamme sacrée que les clercs sont sommés de maintenir allumé et de protéger au péril de leur vie. Selon les croyances galadwyn, une flamme sacrée qui s’éteint est le présage d’un grand malheur. Pour entrer dans ces temples et prier devant leurs autels, les fidèles doivent se verser de l’eau sur le visage afin de purifier leur esprit avant d’approcher l’autel. Ensuite, ils doivent attacher leur mains avec du tissu blanc et les garder serrées contre leur buste dans la position de prière. Là seulement, les clercs les autorisent à s’avancer vers l’autel. Mais parmi tous ces bâtisses religieuses, aucun n’est plus beau est sacré que le Grand Autel de Tsaar. Situé au plus haut des montagnes intérieures du Val des Neiges Eternelles, c’est là que se rendent chaque années de nombreux Galadwyn en période de fête hivernale. Dans chaque cité, un Haut Prêtre est nommé comme un des conseillers du roi ou de la reine, afin que la monarchie soit constamment informée au mieux des désirs de Tsaar. Le Grand Prêtre vit reclus auprès du Grand Autel de Tsaar avec ses serviteurs et sa garde dans les montagnes. Durant le Pèlerinage d’Hiver au mois d’Oreth (le mois du Flocon), les fidèles viennent tous recevoir ses bénédictions et ses conseils. Même les rois et le Monarque du Froid font le déplacement. Le périple pour arriver jusqu’à l’autel est long et semé d’embuches. Il n’est pas rare, chaque année, de devoir combattre des créatures sauvages pour progresser jusqu’au sommet. Mais il existe un danger que même les Galadwyn craignent : les avalanches. Il est arrivé plusieurs fois que des avalanches piègent et tuent des Galadwyn lors du Pèlerinage d’Hiver, incapables de respirer sous des mètres de glace. Le plus grand incident eu lieu lors du Pèlerinage d’Hiver de l’année 2891 1A, lorsqu’une gigantesque avalanche emporta une centaine de citoyens Galadwyn, parmi lesquels la bien-aimée Felavrel, Reine d’Alderad. Cet incident fut nommé le Désastre des Hauts-Monts, aujourd’hui mentionné dans d’innombrables livres d’histoire. Certains superstitieux pensent que cet accident était un témoignage de la volonté des dieux qui pensaient faire passer un message dans le sang, mécontent de certains agissements secrets de la Cour d’Alderad. Le Grand Autel de Tsaar est constitué de bien peu de choses : une grande tour, au sommet de laquelle brille un feu inextinguible, et dans laquelle logent le Grand Prêtre, ses serviteurs et sa garde. Devant cette tour, les Galadwyn ont sculpté un autel en pierre blanche richement orné, dans lequel est placé un bol rempli d’eau gelée lors des rituels divinatoires. Muni d’une dague, le Haut-Prêtre perce la glace, puis lis l’avenir et la volonté de Tsaar dans ses éclats. De manière générale, aucun étranger n’est autorisé à pénétrer ce lieu sacré sans risquer la peine de mort. Le mariage se fait sous l’égide de la religion, mais également de la famille. Un prêtre faisant partie de la famille d’un des deux mariés peu présider la cérémonie, amplifiant ainsi le sentiment d’acception de la famille témoin et des dieux. Lors de la cérémonie, les deux conjoints doivent entrelacer leurs mains et prêter serment à leur partenaire ainsi qu’à leur famille. Ensuite, ils doivent déguster ensemble un des jili poussant dans les arbres du val. Si le fruit s’avère être mûr, cela signifie que le couple a la bénédiction de la Terre elle-même. Dans le cas contraire, cela présage d’un grand malheur. Lorsqu’un souverain meurt, son corps est emmené lors d’une procession funéraire à travers le Val jusqu’au Palais des Gemmes, où son corps est nettoyé, habillé et serti de bijoux symboliques avant d’être présenté au peuple puis à sa famille. Ensuite, après plusieurs rituels et bénédictions, le corps du roi ou de la reine est brûlé dans un grand brasier, avant que ses cendres ne soient placées dans une riche urne funéraire, déposée dans la Crypte des Glaces. Cette crypte est un dédale caverneux ou reposent les morts de lignée royale depuis des générations, creusés à flanc de montagne près du Palais des Gemmes et accessible uniquement aux plus puissants du Val. Seuls de rares souverains comme Eroher n’ont jamais bénéficié de cet honneur. En effet, on raconte que Felavrel a conseillé au Monarque du Froid de l’époque de donner le cadavre d’Eroher aux loups de la cour, afin qu’il soit dévoré et qu’il ne repose pas auprès de leurs illustres ancêtres. Toutefois, des rumeurs racontent que certains membres de la Secte du Charognard ont réussi à récupérer le corps à l’insu de tous, et à l’extirper du Palais des Gemmes. Des témoins affirment, plusieurs fois au cours de l’Histoire, avoir pu observer une structure de pierre grise trôner au dessus d’un flanc de montagne, au nord de Thiloth. Bien que l’existance de cette structure n’ait jamais été avérée, d’aucun prétendent qu’il s’agirait du tombeau maudit d’Eroher, construit par ses suivants. Sans doute son esprit rôde t-il encore à travers son caveau obscur, hurlant à la vengeance et la destruction de tous. Certaines histoires écrites de vieux livres destinés à effrayer les enfants mentionnent des aventuriers intrépides qui seraient parvenus à retrouver le sépulcre d’Eroher et à y entrer. Ils y auraient demander conseil à Eroher, mais auraient été tués par l’esprit du roi fou, devenant ainsi ses esclaves à travers la mort, et ce pour l’éternité. Tsaar n’a pas d’apparence officielle et ne possède aucune structure ou objet à son effigie. En effet, aucun Elfe ne peut à ce jour certifier de l’apparence de Tsaar, si tant est qu’il en possède une. Un des peuples elfiques qui n’ont pas quitté l’Archipel Céleste, les Elfes du Soleil, envoient parfois un des leurs sur Helmir. Il est arrivé que des Elfes leur demande à quoi ressemble Tsaar, mais aucun n’a jamais souhaité répondre. Au-delà de Tsaar, il existe une multitude de cultes dédiés à d’autres entités majeures ou divinités propres aux Galadwyn. En effet, la religion est très importante dans la civilisation des Elfes des Neiges et au fil des siècles, ils ont développé leur propre compréhension du monde et de l’univers qui les entoure :

  • Asariel, Mère des Dragons, possède un temple en son honneur dans la cité de Dagol Anorad. Asariel n’est pas vénérée ailleurs que sur Vif-Argent, et ne l’aurait jamais été par aucun Galadwyn sans son intervention lors de la fuite d’Iglith, ou encore la salvation offerte par son agent draconique Ten’pa’zil lors d’éclatement de la peste bleue. En effet, si Asariel est priée sur Vif-Argent, c’est en partie parce qu’elle a aidé Tsaar à sauver les survivants de Galadwith en leur révélant une île jusqu’alors secrète, dissimulée derrière des brumes impénétrables. C’est également sur sa demande que le dragon Ten’pa’zil, gardien de l’île et de ce qu’elle contient, est intervenu pour guérir les Galadwyn infectés par la peste bleue de son chant mélodieux. Tout comme Tsaar, la Mère des Dragons n’a pas d’apparence définie. Les Prêtres Chanteurs vouent un culte à Ten’pa’zil, le dragon situé au sommet de la grande montagne de l’île selon la légende. Situés dans leur temple au pied de la montagne, ils prient et chantent les louanges de Ten’pa’zil, prophétisant son retour proche, visant à offrir la sérénité éternelle à tous les Galadwyn. Leurs chants magiques dédiés à Ten’pa’zil apportent réconfort aux leurs, soignent leurs blessures et augmentent leur vitalité. Munis d’armes légères, ils sont chargés des défendre eux-mêmes le temple, visité uniquement par des pèlerins Galadwyn agréés.
  • Davarast, dieu des eaux, des mers et des courants. Il s’agit de la divinité chargée de guider les bateaux en mer, de les protéger des dangers et d’écarter les tempêtes. On raconte qu’il parle aux créatures océaniques qui sont ses amis et alliés, et même aux redoutables krakazars, qu’il charge de couler les navires hostiles au peuple Galadwyn ou des traîtres à la Cour du Froid. Davarast est représenté comme un Galadwyn au corps nu et musclé, dont les parties génitales sont recouvertes par de redoutables anguilles, s’enroulant autour de son corps telle une armure protectrice. Il tient fermement un sceptre surmonté d’une perle à la beauté invraisemblable, et possède des cheveux à l’apparence d’algues. Les Galadwyn habitant des villes portuaires à l’est du Val ou sur les trois îles colonisées accordent une plus grande importance à Davarast, le dieu des océans et protecteurs des mers. De grands temples lui sont dédiés dans chacune des villes.
  • Megovan, déesse de la fertilité, de la reproduction, protectrice des récoltes et du bétail. De lointaines légendes paillardes racontent que Megovan serait une servante de l’entité connue chez les Humains sous le nom de Danae. Certains écrits religieux datant du Deuxième Age suggèrent en fait qu’il s’agirait de Danae elle-même, mais les historiens comme les prêtres du Val ne se sont jamais mis d’accord là-dessus. Megovan est également la dépositaire du feu intérieur, celui qui réchauffe le coeur des elfes comme l’intérieur de leur foyer. Un temple lui est dédié dans chaque ville, où des prêtresses pieuses et pures surveillent nuit et jour que le brasier situé au centre de la bâtisse ne s’éteigne jamais. Représentée comme une jeune et séduisante Galadwyn, Megovan est nue, ne possédant que de rares bandes de tissus pour recouvrir ses parties intimes. Une autre bande de tissu passe entre ses deux gros seins à nus, symbole de la fertilité. Il n’est pas rare de voir Megovan représentée avec des fruits ou des épis de blés. Son animal totem est la chèvre des montagnes, animal sauvage du Val élevé dans les pâturages bordant les cités Galadwyn, principale source de fourrure et de lait pour ses habitants.
  • Teglethir est un dieu propre aux Galadwyn, puisqu’il est selon les rites, celui qui entretiendrait la beauté du Val des Neiges Eternelles. En effet, il est vu comme un dieu amoureux de la nature, qui aurait façonné la flore du Val selon ses goûts personnels. Teglethir est le père de tout arbre, plante, fleur ou champignon qui pousse dans le val, et tente autant que faire se peut d’en garder la magnificence. C’est en partie pour cela qu’offrir ou exporter à l’étranger la flore du Val est considéré comme une insulte, car il est interdit de donner à un non-Galadwyn la création d’un de leurs dieux. Néanmoins, il ne fut pas rare que des Galadwyn emportent avec eux des plantes (et parfois même des arbres) du Val jusqu’à Vif-Argent, Valurya ou Liuwyn, comme porte-bonheur, souvenir de leur chez-eux ou simplement comme départ à l’épanouissement d’une nouvelle flore sur une autre “terre sainte”. Ce dieu est également le gardien des arts nobles, tels que la chanson et la musique, la peinture, la sculpture et la poésie. Teglethir est représenté comme un Galadwyn habillé d’une toge d’apparat bleutée, et dont les membres sont recouverts de lierre. Il possède une lyre entre les mains, parfois des fruits du Val, ainsi qu’une couronne de fleur rose sur la tête, en harmonie parfaite avec ses longs cheveux soyeux coiffés de tresses. Sur certaines peintures datant du 2A, il est montré au sein d’étendues sauvages, souvent en train de jouer de la lyre sous un arbre rose du Val, entouré de petits oiseaux chanteurs lui inspirant ses plus belles balades.
  • Valurya : Cette divinité occupe une place importante et particulière dans le coeur du peuple Galadwyn, puisqu’elle y occupe plusieurs fonctions. Valurya est la déesse des arts guerriers. C’est elle qu’on prie avec ferveur pour devenir plus fort et plus intelligent en combat. C’est elle qui est vénérée avant chaque bataille et remercier après chaque victoire. On raconte que Galadwith fut punie par Valurya, car le capitaine de sa garde l’avait déçu en offrant la cité aux Orques Rouges de Kragor l’Ecarlate. Egalement, Valurya est la patronne des morts, qui surveille le bon déroulé des rituels funéraires, guide les âmes des morts qui le méritent vers les étoiles, et protège les tombeaux des intrus malintentionnés. Valurya prend l’apparence d’une Galadwyn aux traits sévères, brandissant avec vigueur une épée de cristal de neige et un bouclier circulaire où sont gravés en elfique « La neige glace le cœur des ennemis du Val ». Vêtue d’une épaisse armure blanche aux motifs guerriers, ses cheveux sont noués en queue de cheval. Elle possède un diadème magique avec lequel elle serait invincible. Valurya possède au pied du Château de Lyssa, une grande statue où elle est chevauche un ours de guerre. Le haut piédestal qui précède les escaliers du château est gravé de textes elfiques racontant la naissance de la déesse et ses plus hauts exploits parmi les cieux. Une grande statue à son effigie, la représentant chevauchant un ours de guerre, trône sur un piédestal précédant les escaliers du Château de Lyssa sur l’île de Valurya.

V – Armée :

Chaque cité du Val des Neiges Eternelles possède sa propre garnison. L’enrôlement dans l’armée n’est finalisé qu’au terme d’un entraînement intensif dans les plaines et les montagnes du Val. Les soldats sont formés au maniement de l’épée, de la lance, du bouclier et de l’arc. De plus, les instructeurs les initient au combat tactique en milieu polaire, et leur apprennent à se repérer partout dans le Val. Bien évidemment, chaque soldat Galadwyn se doit de connaitre parfaitement chaque endroit du val, et bénéficie en plus de cela de cours sur les flux commerciaux et sur la géopolitique des pays voisins. De manière générale, les Galadwyn sont entraînés à monter à cheval, animaux fortement utiles pour se déplacer dans le val. Les Elfes des Neiges ont bâti Fort-Blizzard, censé empêcher les intrus de pénétrer le val sans autorisation. Les fantassins sont vêtues de tuniques bleutées, recouvertes d’une armure de cuir clouté teintée de blanc, non seulement par esthétisme, mais également pour favoriser le camouflage dans les terres immaculées du val. Les soldats possèdent un bouclier aux couleurs et aux insignes de leur cité, naturellement plus ornés pour les paladins. Les gradés et les paladins possèdent des capes bleues également décorés de la même façon. Ces effectifs ne sont pas de trop pour repousser les invasions orques, ou tout simplement pour terrasser les bandits qui tentent de s’en prendre aux caravanes marchandes faisant la route du Pays des Pierres jusqu’au Val des Neiges Eternelles. De manière générale, les gardes possèdent des armes en acier, et le bois de leurs arcs est importé du Pays des Pierres. Toutefois, il existe une ressource unique aux terres du val : le cristal de neige. Cette matière particulièrement solide, plus que l’acier dit-on, est fabriquée à partir de la neige présente dans les plus hauts-monts du val, et de puissants sortilège d’altération de magivre. Seules les le Grand Prêtre, les Rois et les Reines, ainsi que les très haut-gradés de l’armée possèdent une dague ou une épée en cristal de neige. Particulièrement dure à produire, il est interdit à quiconque, pas même le Monarque du Froid, de posséder à lui seul deux armes en cristal de neige. Avec le temps, des corps d’armée d’élite virent le jour :

  • Les Crocs-Blancs sont des spadassins trouvables uniquement à Valanarwen. Ils servent de gardes royaux au Monarque du Froid. Seuls les plus valeureux des Elfes des Neiges peuvent prétendre au rang de Croc-Blanc. Afin de rentrer dans la garde, le Galadwyn doit passer plusieurs jours dans les contrées les plus sauvages du Val, et ramener la peau d’un loup blanc. Cette peau, particulièrement résistante, constituera en partie l’armure lourde du futur Croc-Blanc. Une fois l’épreuve passée, le Galadwyn doit, lors d’une cérémonie rituelle, faire forger puis sacrer son armure, et jurer serment de loyauté absolue au Monarque du Froid. Les Crocs-Blancs ne sont pas plus d’une centaine, et sont dirigés par le plus noble d’entre eux, qui possède le titre de capitaine. Le capitaine actuel se nomme Ysthur In-Arial, père du capitaine Estel In-Arial de Dagol Anorad. Il est en charge de la sécurité du Palais des Gemmes, mais aussi de toute l’enceinte fortifiée qui encercle le Palais et ses jardins. Les Crocs-Blancs se servent uniquement de grandes haches à double tranchant et possèdent de lourdes armures de métal.
  • La Garde Opaline est une cavalerie menée par des guerriers en armes lourdes montant des ours de guerre. Moins nombreux que la cavalerie standard, ils sont rarement employés en campagnes d’expansion, et sont utilisés pour défendre le Val. La Garde Opaline est basée à Valanarwen, mais peut-être trouvée près des palais des rois dans les villes majeures du Val. Particulièrement impressionnants et recouverts d’une cuirasse, ces ours de guerre suffisent souvent à dissuader de potentiels agresseurs. Récemment, un contingent a été amené à Vif-Argent sur demande du Roi Eragoth, afin de garder les passages clefs de sa ville pour prévenir l’arrivée de nombreux aventuriers.
  • Les Patrouilleuses de Galadwith sont apparues peu après la fondation de la ville à l’est du Val. Les femmes Galadwyn ayant appris à chevaucher les grands aigles habitant la région montagneuse formèrent une cavalerie volante d’élite chargée de défendre Galadwith mais aussi et surtout la Cour du Froid. La ville de neige et d’or fit de l’aigle son blason, et fut reconnue dans tout le Val pour la discipline et l’adresse de leurs cavaliers. Composées uniquement de femmes, les Patrouilleuses de Galadwith sont de redoutables archères à la précision mortelle qui utilisent des projectiles empoisonnés, mais qui se servent également de projectiles enflammés et parfois mêmes magiques. Les Patrouilleuses de Galadwith sont moins nombreuses depuis la chute de la cité, mais on trouve toujours des camps d’entraînements dans les plus hautes montagnes de l’est du Val, sous la forme de hautes tours blanches et dorées. Certains rois et hauts seigneurs sont formés à l’arc et à la chevauchée d’aigles géants par les Patrouilleuses. Chacune possède un grand aigle qui lui est lié à vie, et lui donnent un nom. Généralement, celles et ceux formés par les Patrouilleuses adoptent cette coutume et nomment leur monture. Les Patrouilleuses sont également appelées les Sœurs de Galadwith, afin de symboliser l’attachement et la fraternité qui règne au sein de l’ordre des Patrouilleuses. Actuellement, la doyenne des Patrouilleuses est une redoutable guerrière du nom de Tilwen Serre-d’Airain. Âgée de plusieurs siècles, cette guerrière défend le Val avec ardeur, montant son grand aigle Eölwing. Vêtues de tenues de cuir blanches, elles sont adroites et légères.
  • Les Maîtres-bretteurs de Nargod sont des épéistes de grand talent. Cet ordre de guerriers, né à Nargod au 1A, fut fondé par le gouvernant Telvest, qui avait pour ambition de rendre son domaine aussi important que les grandes villes et à terme, devenir un roi du Val. Il recruta les meilleurs gardes aux quatre coins du Val et dirigea un programme d’entraînement intensif destiné à faire d’eux des bretteurs d’exception. Des années durant, les maîtres-bretteurs de Nargod se battirent une grande réputation, mentionnés comme les plus habiles combattants du Val. Munis d’épées longues enflammées, les maîtres-bretteurs inspiraient autant la crainte que le respect. Malheureusement, la guerre contre les Nains Blancs mit fin aux espoirs de Telvest. En effet, lorsque les armées de Kortz s’avancèrent jusqu’à Nargod, les maîtres-bretteurs montrèrent tous leurs talents de combattant, repoussant l’épaisse infanterie naine sans relâche. Cependant, la technologie naine, le surnombre, et la trop faible fortification de Nargod menèrent à la défaite des maîtres-bretteurs. Les survivants fuirent dans les cols, où ils rejoignirent les troupes réglementaires pour combattre les Nains Blancs jusqu’à la fin de la guerre. Suite à cela, le seigneur Ringol de Teliwin fit construire un château au sud ouest du Val afin de prévenir tout danger venant des vastes Bois des Ombres. Finalement, les maîtres-bretteurs ne revinrent jamais à Nargod et rejoignirent le Château de Ringol pour servir son seigneur. Chargés de défendre le Col de Ringol, les maîtres-bretteurs de Nargod sont encore aujourd’hui de redoutables combattants armés d’épées à deux-mains, enchantées de flammes magiques par les sorciers Teliwans. Au service de la Dame Elwaith, ces épéistes ont pour mission de prévenir toute attaque par l’ouest. Ils sont hiérarchiquement indépendants du Monarque du Froid, mais lui doivent bien sûr allégeance. Les maîtres-bretteurs de Nargod peuvent être des hommes comme des femmes. Pour rejoindre l’ordre, il faut une lettre d’admission au sein du château de Ringol, et passer de nombreux tests. L’entraînement dure des années et peut parfois s’avérer mortel. La maîtrise de leur épée à deux mains est telle que les plus aguerris sont capables de dévier des flèches avec leur lame.
  • Les Champions de l’Hiver naquirent à Thiloth. Ces paladins limités en nombre à leurs débuts gardèrent les bastions de Thiloth, avant de servir de gardes du corps personnels au Monarque du Froid. Avec le temps, de véritables cohortes furent fondées, tels que les Veilleurs du Val. Ces paladins, quasi-exclusivement des hommes, sont des experts du maniement des épées à deux mains.
  • Les Mages Teliwans sont des magiciens formés au Collège Bararendar, à Teliwin. Spécialisés dans la magivre, la magie de glace, ils participent à la défense du Val et ont assisté à tous les conflits armées impliquant les Galadwyn. Toutes les décennies, trois Teliwans sont choisis, un maître, et deux désignés comme ses disciples. Tous trois sont envoyés diriger Fort-Blizzard, relevant les mages qui les ont précédé. Ce sont également les Mages Teliwans qui enchantent les épées des paladins et autres guerriers protecteurs du Val.
  • Bien que les Ombres participent aux guerres menaçant le Val, ils ne font pas partie de l’armée. Formés dans les académies d’Alderad, ils sont entraînés pour devenir de redoutables pisteurs, traqueurs et assassins. Bien des fois, ils mirent leurs talents au service des Elfes des Neiges, frappant leurs ennemis en silence avant de disparaître dans la brume. Les Ombres sont formés au maniement d’un grand nombre de lames, mais aussi au tir à l’arc, idéal pour percer le cœur d’un ennemi à travers le blizzard.

VII – Chronologie et cartographie :

Liuwyn et Valurya :

En 2735 3A, les Galadwyn menèrent plusieurs expéditions dans l’océan de Lwelir, afin d’étendre leur influence et trouver d’avantages de terres où prospérer. Si dans les premiers temps, ils ne trouvèrent que des petits glaciers et ilots sans importance, c’est durant l’hiver de 2740 3A qu’une expédition menée par Liuwyn, un ancien militaire réputé pour sa débrouillardise, tomba sur deux petites iles cachées derrière un dédale de glaciers épais. Après avoir rencontré la population autochtone et noué des liens avec eux, Liuwyn et son équipage furent autorisés à s’établir sur le long de la côte nord-ouest de l’île qui fut renommée du nom de celui qui l’avait découvert. Malheureusement, Liuwyn mourut trois ans après en explorant les terres sauvages environnantes, tué par un serpent particulièrement venimeux. La mort de leur leader n’empêcha pas les colons Galadwyn de continuer leur exploration et de s’installer d’avantage le long des côtes de Liuwyn, fortifiant leur camp, qui devint rapidement un village puis une ville. Nommée Dagol Liuwyn en hommage à son fondateur, la ville s’étendit rapidement et attira davantage de colons Galadwyn au fil des ans. Il advint toutefois que les Galadwyn présents sur place n’étaient pas parvenus à trouver un chef suffisamment fort pour unir tous les colons. Ainsi, il était fréquent que la communauté soit paralysée par des conflits internes lorsqu’une décision importante était prise. Voyant pertinemment que la colonie souffrait de son fonctionnement désastreux et que sa population se coupait de plus en plus du Val, le Monarque du Froid Glav-dol-Enril envoya un des nobles de sa cour, le Seigneur Sadrul, reprendre les choses en main en 2745 3A. Sadrul ne mit pas longtemps à débarquer et à prendre le contrôle de la colonie. Sous son autorité, Dagol Liuwyn fut de nouveau unifiée. Trop peu importante pour être gouvernée par un véritable roi, les deux îles restèrent aux mains du Seigneur Sadrul, comme vassal direct de la Cour du Froid. Au fil du temps, les descendants de Sadrul ordonnèrent la construction d’une seconde cité, Elderas, sur l’île de Valurya, nommée ainsi d’après une des divinités du panthéon galadwyn. Elderas finit par devenir une cité plus belle, plus vaste et plus intéressante que Dagol Liuwyn, et les seigneurs des îles jumelles finirent par construire un château à Elderas, où ils logèrent de génération en génération, délaissant peu à peu l’autre ville.. Le château de Lyssa, construit entre 02 4A et 16 4A, est depuis lors la demeure de la lignée dirigeante des deux îles. C’est en 1306 4A que le dernier membre de la lignée des îles Jumelles, le Seigneur Belest, tomba gravement malade, touché par une maladie encore inconnue à ce jour. N’ayant pas d’héritier, la question se posait de savoir qui allait lui succéder pour gouverner – au nom du Val bien évidemment – Valurya et Liuwyn. C’est une jeune courtisanne nommée Vireya, fille d’une famille de riches citoyens de Valanarwen et jouissant depuis un temps d’une grande influence à la Cour, qui fut désignée pour rendre une visite au Seigneur Belest. On ignore comment, mais il est fort probable qu’elle ait gagné sa position grâce des jeux politiques et d’argent. Avide de pouvoir, de richesse et de noblesse, elle s’empressa de se rendre au château de Lyssa et d’y rencontrer Belest. Vireya gagna sa confiance et lui montra toute sa volonté de garder le peuple Galadwyn des deux îles en sécurité. Vireya n’hésita pas, durant son long séjour, à manipuler certains membres du Conseil d’Elderas et d’autres sujets pour garantir leur loyauté ou du moins, leur soutien particulier. La courtisanne envoya sans tarder ses premiers rapports à Faewil – qu’elle falsifia de bien des manières – afin de désinformer la Cour du Froid de son but ultime : prendre le pouvoir de ces terres. Vireya, afin de “prouver” sa bonne foi à un Belest de plus en plus malade, participa à plusieurs rencontres avec les autochtones des îles, et apprit même à converser avec eux. Ses habiles jeux politiques lui permirent à terme d’avoir une grande influence au sein du château, et d’être nommée à la quasi-unanimité nouvelle régente des îles jumelles en 1308 4A. Bien que Faewil se soit montrée réticente, elle accepta de la laisser au pouvoir (en partie manipulé par les rapports très positifs de Vireya, mais aussi devant les nombreux conseils avisés de certains de ses conseillers, naturellement soudoyés par Vireya elle-même pendant des années). C’est ainsi que Vireya se retrouva à la tête des îles jumelles, en charge de leur développement et de leur prospérité. Sous sa coupe, les îles changèrent radicalement :

  • Vireya s’entoura d’étrangers parmi ses conseillers, susceptibles de lui apporter des nouvelles du continent. En 1325 4A, on compte près de la moitié des conseillers de Vireya comme des non-Galadwyn.
  • Les populations autochtones tribales furent plusieurs fois engagés par la lignée régente comme mercenaires afin de repousser les pirates qui souhaitaient s’établir sur les îles pour piller les navires environnants. Vireya les a également utilisé pour cela, mais aussi afin de se débarrasser de personnes trop gênantes, de rivaux ou d’opposants politiques.
  • Si Elderas est (plus ou moins) prospère, ce n’est pas le cas de Dagol Liuwyn, victime depuis une décennie d’attaques vampires. La population n’en a pas la preuve, mais certains racontent qu’une organisation vampirique – ou pire – s’est établie en ville.
  • Cela fait maintenant 3 ans que Vireya s’est autoproclamée Vicomtesse des îles jumelles, et ne cesse de manipuler son peuple et son entourage pour les pousser à quitter le giron de la Cour du Froid. Elle espère ainsi être seule maîtresse des lieux, sans autorité supérieure pour lui dicter ses actons. Vireya s’est également servie des vampires pour semer la peur chez les habitants de son fief, et ainsi retourner ces derniers contre le Val des Neiges Eternelles, qu’elle cite comme “incapable d’agir pour soutenir les siens en proie aux morts”. En vérité, il semble que Vireya ne soit pas sans lien avec les vampires, et qu’elle sabote tous les efforts de la Cour du Froid pour garder la main mise sur ce qu’elle appelle déjà “son royaume”.

Belfiriel, gouvernante d’Athenor :

Néant.

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