Ackbar, Gial

Gial Ackbar

Espèce : Mon Calamari
Genre : Masculin
Naissance : Environ 40 BBY – Dac
Mort : 29 ABY – Dac
Taille : 1,80 mètre
Poids : 83 kilos
Description physique : Peau marron, yeux orangés (pupilles noires)

Fonction :
– Amiral de l’Alliance Rebelle
– Amiral de la Flotte de défense de Dac
– Commandant Suprême des forces de défense de la Nouvelle République puis de l’Alliance Galactique
Affiliation : Alliance Rebelle, Alliance des Planètes Libres, Nouvelle République, Alliance Galactique
Arme : Blaster
Vaisseaux : Home One, Défiance, Voyageur Galactique

Signature d’Ackbar :

I – Jeunesse & Esclave de l’Empire :

Gial Ackbar est un Mon Cal né sur la planète Dac (généralement nommée Mon Calamari par les non-Mon Cals) probablement au début des années 40 BBY. Il passa une jeunesse relativement tranquille, du moins jusqu’à ce que la Guerre des Clones n’éclate, en 22 BBY, et que l’Empire n’envahisse sa planète quelques années plus tard. À cette époque, rien ne le prédestinait à occuper un quelconque rôle militaire, il avait au contraire entreprit une formation dans le commerce et se passionnait pour les sciences et la mer. Mais après avoir achevé sa formation, il opta plutôt pour une carrière dans l’exploration spatiale, choix en grande partie influencé par la confiance que le Conseil Calamari, l’autorité gouvernementale de Dac, avait choisi de placer en lui. Son rôle durant la Guerre des Clones demeure largement méconnu et tant les archives que le Mon Cal lui-même ne peuvent nous en apprendre davantage (Gial Ackbar ne dévoilant des parties de sa vie qu’à des personnes de grande confiance, à l’image de Leia Organa-Solo ou Wedge Antilles, par exemple). Mais en revanche, son parcours après la guerre nous est connu. En 19 BBY, il occupait un siège au Conseil et dans un premier temps, il était relativement satisfait de l’avènement de l’Empire, pensant que ce dernier ramènerait l’ordre, la loi et la justice dans la galaxie ; mais cela ne dura que brièvement.

Très vite, une garnison impériale vint s’installer sur Dac pour y faire respecter les lois de l’Empire galactique, amenant par la même occasion un décret interdisant le développement culturel et scientifique “non-humain” allant (soi-disant) à l’encontre de la doctrine impériale humano-centriste. Encore animé d’intentions pacifiques, Gial Ackbar participa aux négociations contestant ce décret, en vain. Et non content de se le voir imposer, Dac subit également l’asservissement des peuples Mon Cal et Quarren ; et de plus, la société phare de la planète fut nationalisée, les chantiers navals orbitaux tombant sous la coupe impériale. Ayant dès lors perdu toutes ses illusions vis-à-vis de l’Empire, il passa dans la clandestinité et se retrouva rapidement à la tête d’un mouvement de résistance, espérant libérer son monde de l’oppression. La garnison impériale étant encore relativement faible à ce moment-là, les résistants réussirent à libérer leur planète, mais pour un très (trop) bref moment seulement. Le jeune Empire ne pouvant tolérer la moindre insurrection sous peine de perdre sa mainmise sur la galaxie, la contre-attaque fut importante, trop pour les insurgés qui furent balayés aussi vite qu’ils avaient libéré Dac. Durant cette invasion, Ackbar fut capturé par les Impériaux, mais plutôt que de finir sur le peloton d’exécution aux côtés de ses pairs, le commandant impérial en charge de la conquête de Dac choisit de l’épargner.

Il l’offrit alors au Grand Moff Wilhuff Tarkin en tant que présent, par respect pour le courage dont le Mon Cal avait fait preuve. Le Grand Moff accepta cet esclave en cadeau et pour l’humilier davantage (afin de bien lui faire comprendre à quel point, lui, alien, était inférieur aux Humains), il le cantonna au rôle de pilote de sa navette personnelle, de valet et de traducteur. Ainsi, pendant près de deux décennies, le Mon Cal conduisit le Grand Moff partout où il souhaitait aller, s’occupa des tâches ingrates du quotidien de son maître mais eut par contre l’opportunité précieuse d’apprendre le fonctionnement de la doctrine impériale (et tout particulièrement la Doctrine Tarkin) et de s’instruire militairement. Il pu voir de ses propres yeux des plans militaires plus ou moins secrets (à l’image de l’Étoile de la Mort pour ne citer qu’elle) et même d’assister aux travaux de construction, lorsque Tarkin faisait des tournées d’inspection. Ce dernier était bien entendu au courant que son esclave avait accès à des dossiers sensibles, mais un mélange de respect qu’il avait pour le Mon Cal et du fait qu’il le pensait incapable de saisir l’importance de ce qu’il voyait, cela avait rendu le Moff quelque peu laxiste sur ce point. Ce qui s’est avéré après coup une grossière erreur, doublée d’un immense manque de jugement de sa part. Car Ackbar était on ne peut plus conscient de la valeur des informations auxquelles il avait accès et parvint à entrer en contact avec l’Alliance pour la Restauration de la République en 2 BBY.

Un plan fut donc rapidement monté pour libérer le Mon Cal, qui se concrétisa lors d’une tournée d’inspection du Grand Moff. Ackbar pilotait alors la navette impériale de classe Lambda personnelle de Tarkin, conduisant le Grand Moff et l’ingénieur Bevel Lemelisk (un des concepteurs de l’Étoile Noire) vers un des hangars d’une frégate impériale, les attendant en orbite de la planète Eriadu. Alors vulnérable, les Rebelles agirent rapidement et parvinrent à arraisonner la navette et à emmener le Mon Cal. Cependant, les Y-Wings dédiés à cette opération n’étaient pas capables de détruire rapidement la navette impériale et le Grand Moff survécut, rapidement rejoint par une escadrille de chasseurs TIE et un destroyer de classe Imperial, ce qui obligea les Rebelles à ne pas s’attarder plus que nécessaire. Ainsi, grâce aux connaissances militaires qu’il détenait, Gial Ackbar obtint un grade de commandant dans les forces rebelles, et fut placé sous les ordres du général Jan Dodonna. Mais avant d’occuper pleinement ses fonctions, il partit en mission sur son monde natal pour tenter d’y gagner du soutien pour la Rébellion, accompagné par l’ancien sénateur Bail Organa et l’ex-pilote impériale Juno Eclipse. La mission ne se déroula pas exactement de la façon dont le Mon Cal l’avait imaginée et eut à subir le double jeu de l’un de ses homologues Quarrens, Seggor Tels, ce qui l’amena à se retrouver face au Grand Moff Tarkin. Mais ce qu’Ackbar pensait être une trahison de Tels était en réalité un piège visant à capturer le haut dignitaire impérial. Mais encore une fois, Tarkin lui glissa entre les doigts, ce qui laissa un goût amer au Mon Cal malgré la libération des résistants et de Dac.

Ackbar rejoint la Rébellion… et devient raidement capitaine puis commandant.

II – Amiral Rebelle :

Ses premiers mois au sein de la Rébellion (nom plus utilisé que “L’Alliance pour la Restauration de la République”, pour des raisons évidentes) furent relativement tranquilles, le mouvement n’ayant pas encore les moyens d’engager l’Empire autrement que dans des escarmouches et des raids commandos. En 1 BBY, les forces rebelles avaient grossi et le commandant Ackbar s’était vu placé à la tête d’une flotte regroupée secrètement en orbite de la planète Turkana, peu après la Bataille de Fresia (raid au cours duquel les Rebelles prirent possession du chasseur T-65, le X-Wing). En orbite de ce monde, les Rebelles y regroupaient une flotte en vue de tester leurs nouveaux chasseurs mais furent pris au dépourvu lorsqu’une flotte impériale leur tomba dessus. La bataille, connue sous le nom de Bataille de Turkana, s’engagea et le commandant Ackbar y vécut son baptême du feu, à bord de son vaisseau amiral, un croiseur mon cal de classe MC80 baptisé Indépendance. Les Impériaux, confiant en leurs prototypes d’intercepteurs TIE et sûrs d’une victoire facile, sous-estimèrent grandement leurs ennemis et firent les frais des nouveaux chasseurs X-Wings ainsi que de la stratégie efficace du Mon Cal. Cette victoire accorda un certain prestige à Ackbar et lui ouvrit certaines opportunités au sein de l’Alliance, notamment une participation notable au Projet Shantipole dont il fut l’initiateur. Entre-temps, Dac avait bâti une flotte de défense de taille respectable (pour un système stellaire) et contacta Ackbar, devenu amiral, pour qu’il en prenne les rênes, chose qu’il accepta et remit sa démission à l’Alliance. Mais il ne déserta pas pour autant et profita de sa réputation pour tenter de gagner son peuple à la cause de la Rébellion. Malgré une certaine frilosité, il parvint à faire envoyer quelques croiseurs mon cals aux Rebelles, mais guère plus. Après la Bataille de Yavin, bien qu’occupant toujours son poste d’Amiral de la Flotte de Défense de Dac, Gial Ackbar aida la Rébellion à trouver un monde où installer une nouvelle base. Après six mois de recherche, il décida de retourner sur Dac afin de les persuader encore une fois de rallier la cause rebelle. Une attaque impériale sur la planète acheva de convaincre le Conseil Calamari et la flotte de défense mon cal fut mise à disposition de l’Alliance Rebelle, après que la planète fut à nouveau sous le joug impérial.

Ackbar prend le contrôle de la flotte Mon Calamari.

Mon Mothma, le leader de la Rébellion, impressionnée par les efforts fournis par l’amiral pour la cause rebelle et ses compétences militaires, le nomma Commandant Suprême de la Flotte Rebelle et chef de toutes les opérations militaires de la Rébellion. Fort de cette confiance et de sa nouvelle autorité, l’amiral Ackbar réorganisa complètement la flotte rebelle et réussit à former un groupe de combat efficace malgré l’hétérogénéité des bâtiments et de leurs origines. Il était également conscient des limites militaires de ses forces et bien que dorénavant capable d’engager une flotte impériale de moyenne importance (une petite dizaine de destroyers de classe Imperial ainsi que leurs navires d’escorte), il devait surtout se contenter de raids spatiaux via les chasseurs et de raids terrestres via les soldats des forces spéciales. Il se révéla un excellent stratège lorsqu’il s’agissait de lancer et coordonner des actions de guérillas et alla à l’encontre d’autres chefs rebelles qui souhaitaient que l’Alliance commence à libérer des mondes et y prendre pied, pensant que c’était là une faiblesse inutile à ce stade du conflit. Il préférait avoir une flotte errant dans la galaxie, une menace omniprésente pour l’Empire et prête à frapper n’importe où à n’importe quel moment. Autre point sur lequel il était conscient de la vulnérabilité de la flotte rebelle, les effectifs à dédier aux raids. N’importe qui serait d’accord avec lui (à mon humble avis) qu’engager la totalité de la flotte sur une mission pourrait s’avérer suicidaire en cas d’informations erronées sur la taille des forces ennemies à attaquer ou plus simplement, en cas de piège.

Dans cette optique, il développa une stratégie militaire connue sous le nom de Sabre d’Ackbar, qui consistait à briser la formation ennemie en l’enfonçant par le milieu, profitant des excellents boucliers déflecteurs des croiseurs mon cals pour progresser jusqu’à ce que le contact s’établisse ; ce qui, dans le contexte de guérilla menée par l’Alliance, lui permettait d’économiser les forces engagées sur une mission et ainsi de ne jamais mettre en péril la totalité des forces rebelles sur une seule mission. Ainsi, en dehors d’un principal point d’attache sur Hoth, la flotte rebelle passa presque trois ans à parcourir la galaxie de long en large pour mettre la main sur du matériel militaire, des vaisseaux et véhicules supplémentaires et du ravitaillement, si indispensables aux bâtiments et au personnel de la flotte. Pourtant, cette prudence militaire ne l’empêcha pas, ainsi que tout l’état-major rebelle, de lancer la quasi-intégralité de la flotte de l’Alliance dans la Bataille d’Endor, en 4 ABY. Lorsque les dirigeants rebelles eurent vent de la construction d’une Seconde Étoile Noire grâce aux renseignements obtenus par des espions Bothans, ainsi que du site et de la présence plus que probable de l’Empereur en personne sur place, ils décidèrent de tout engager dans la bataille, l’opportunité étant trop importante pour ne pas la saisir. La presque totalité de la flotte rebelle se regroupa autour de la planète Sullust en préparation d’un saut hyper-spatial en direction d’une des lunes de la géante gazeuse Endor. L’amiral Ackbar dirigeait la flotte à bord de son vaisseau amiral, le célèbre croiseur mon cal de classe MC80, le Home One.

Planification de l’assaut sur la Seconde Étoile de la Mort.

Il s’avéra rapidement après coup que toute cette opération n’avait été qu’une vaste fumisterie destinée à piéger les Rebelles afin de les éliminer définitivement. La flotte de l’amiral Ackbar se retrouva rapidement prise en étau entre une flotte impériale largement supérieure en nombre (le rapport de force est estimé entre trois et quatre contre un) et la Seconde Étoile Noire, à l’abri derrière un champ de force. Mais pour le grand bonheur de Gial Ackbar, la flotte impériale n’engagea pas ses vaisseaux capitaux dans la bataille et il se trouva dans de relatives bonnes conditions pour se confronter aux forces ennemies : à savoir, un nombre réduit de destroyers stellaires de classe Imperial en première ligne et des chasseurs rebelles supérieurs à leurs homologues impériaux. Parmi les chasseurs, un nouvel atout était déployé pour la première fois, les chasseurs-bombardiers B-Wings, dont les plans avaient été conçus par l’amiral en personne et par des ingénieurs Verpine dans leurs installations de la ceinture d’astéroïdes de Roche. Mais malgré tout, la supériorité numérique adverse se faisait lourdement sentir, en particulier avec un super destroyer stellaire pour peser dans la balance. Cependant, plusieurs paramètres échappèrent au contrôle de l’Empire. Dans un premier temps, la perte des boucliers protégeant la station de combat permit aux Rebelles de monter à l’assaut de la Seconde Étoile de la Mort et ainsi parvinrent à la détruire, éliminant par la même occasion l’Empereur (certes, c’est Vador qui l’avait tué, mais ce n’est pas ce qui importe dans le cas présent) et le vaisseau amiral impérial, l’Executor, peu de temps avant. Avec ce changement de donne, la flotte rebelle se retrouva dans un environnement où elle excellait, à savoir, le chaos d’une bataille spatiale totalement désorganisée ; alors que pour l’Empire, privé de sa hiérarchie, le désordre était total.

Dans un second temps, l’amiral impérial Gilad Pellaeon, alors plus haut gradé présent sur le champ de bataille, ordonna une retraite en ordre de toute la flotte impériale dans le but de se réorganiser et de lancer une contre-attaque. Mais seulement une partie de la flotte obéit à ses ordres et le rapport de force se retrouva vite en faveur de la flotte rebelle, qui réussit à capturer plusieurs destroyers impériaux et à mettre en déroute les vestiges de la flotte ennemie après plusieurs heures d’un rude combat. La victoire de l’amiral était totale. Dans les jours qui suivirent cette victoire, plusieurs chefs rebelles, dont Ackbar ainsi que quelques chefs d’État, signèrent la Déclaration de la Nouvelle République, donnant une légitimité au gouvernement provisoire nouvellement constitué. Légitimité qui fut renforcée aux yeux de la galaxie par la victoire de la Nouvelle République lors de l’Incident de Bakura, une semaine à peine après la Bataille d’Endor. En résumé, cette victoire est extrêmement symbolique dans l’Histoire galactique mais n’est pas exempte d’impacts directs. Cette victoire permit la création et la légitimation de la Nouvelle République, la disparition de l’Empereur Palpatine entraîna l’Empire galactique dans un conflit connu sous le nom de Première Guerre Civile Impériale (4-12 ABY), le territoire impérial s’étant fragmenté sous l’autorité de nombreux seigneurs de guerre et par conséquent, brisé en grande partie la mainmise impériale sur la galaxie, de nombreux systèmes, à défaut de rejoindre la Nouvelle République, se libérant du joug de deux décennies d’occupation impériale.

L’amiral doit faire face à une flotte largement supérieure en nombre.

III – Artisan de la Nouvelle République :

Pour l’amiral Ackbar, l’heure fut à la promotion et il passa du statut de Commandant Suprême de la Flotte Rebelle à Commandant Suprême des Forces de Défense de la Nouvelle République, faisant de lui l’officier le plus haut gradé dans la hiérarchie militaire du tout jeune gouvernement. Mais promotion ne rimant malheureusement pas avec repos, beaucoup de travail restait à accomplir pour affirmer la Nouvelle République en tant que grande puissance galactique. Dans les mois qui suivirent, il ordonna la reconstruction et le développement de la flotte, tout en ayant à faire face à la menace des seigneurs de guerre impériaux qui désiraient plus qu’ardemment prendre leur revanche, ainsi qu’aux Invasions Nagais. Mais comme toujours, il s’acquitta de son devoir et parvint à surmonter ces obstacles, participant de ce fait à consolider le pouvoir du gouvernement républicain, non sans mal. Seulement un mois après Endor, Ackbar et son état-major planifiaient déjà les futures campagnes en territoire impérial, visant les seigneurs de guerre les plus faibles. La flotte fut séparée en quatre corps afin d’optimiser les assauts et surtout, par mesure de sécurité. Pendant deux ans, la flotte d’Ackbar et les trois autres flottes républicaines grignotèrent du territoire, augmentant progressivement leurs forces militaires et consolidant leurs acquis. Après ces deux longues années, la Nouvelle République put enfin commencer à envisager de s’attaquer à des cibles plus importantes. La première désignée fut Coruscant.

Grâce à cette expérience acquise, il mit par écrit toute une série de tactiques et stratégies militaires de sa conception ainsi que des variantes inspirées d’autres déjà existantes. Le titre de son œuvre est : Tactiques de la Flotte et Méthodologie de Combat.

À cette occasion et sur la demande du commandant Wedge Antilles, l’escadron Rogue fut reformé. En 6 ABY, une vaste campagne militaire visant à conquérir les mondes du Noyau fut très minutieusement planifiée, avec les Rogues en fer de lance. Les planètes Borleias et Coruscant furent les premières à être conquises, surtout grâce aux actions de l’escadron Rogue. Et pendant trois longues années de campagne, la Nouvelle République se renforça considérablement. Mais en dépit de nombreuses réussites, Gial Ackbar connut le deuil lorsque sa nièce, Jesmin Ackbar, pilote de l’escadron Spectre, trouva la mort.

La flotte de l’amiral Ackbar lors de la Conquête de Coruscant.

Pour en revenir à la situation de la Nouvelle République, le simple fait de posséder Coruscant avait un symbolisme énorme pour ce gouvernement qui se voulait le successeur de l’Ancienne République ; ajouté à cela la récupération du super destroyer Lusankya par la flotte républicaine après la Guerre du Bacta en 7 ABY qui apporta une considérable puissance de feu et pour finir, avec des mondes comme Kuat et Balmorra pour accroître le potentiel militaire couplé à la disparition de seigneurs de guerre de l’acabit de Zsinj, la Nouvelle République avait alors tout pour prospérer. Mais c’était sans compter sur le Grand Amiral Thrawn. En l’an 9 ABY, la Nouvelle République avait libéré près des trois quarts de la galaxie et aucun seigneur de guerre ne semblait être de taille à lui faire de l’ombre. Quant à l’amiral Ackbar, aucun impérial n’égalait ses talents de tacticiens. La donne changea du tout au tout lorsque le Grand Amiral Thrawn sortit de son exil dans les Régions Inconnues et décida de redonner à l’Empire galactique sa gloire passée. La Campagne de Thrawn débuta très peu de temps après le retour de ce dernier dans la galaxie connue et pour le Mon Cal, les ennuis commencèrent dans son propre camp. Borsk Fey’lya, un Sénateur Bothan et membre du Conseil de la Nouvelle République avait pour ambition d’occuper le poste de président au gouvernement et bien qu’ayant un respect relatif pour l’amiral Ackbar, il éprouvait également énormément de jalousie devant le prestige et le pouvoir de son collègue. Il complota ainsi contre l’amiral avec pour objectif de le discréditer aux yeux de tous et ainsi précipiter sa chute.

Mais malgré la légendaire discrétion bothanne, cette machination n’échappa pas au Grand Amiral Thrawn et ce dernier décida d’aller dans le sens du Bothan afin de priver la Nouvelle République de son meilleur stratège. Fin tacticien et surtout fin stratège, Thrawn ne se lança pas tout de suite dans des offensives majeures, il s’appliqua d’abord à tester les forces républicaines et au cours d’une de ces batailles tests, il arriva à semer le doute parmi le gouvernement républicain quant à la loyauté de l’officier mon cal, suite à la perte d’une flotte de combat entière. Fey’lya ne laissa pas échapper cette occasion et parvint à le faire mettre aux arrêts. La Nouvelle République ainsi affaiblie, Thrawn se lança dans une série d’offensives décisives et, au bout de quelques mois, parvint presque à amener le gouvernement républicain à deux doigts de la défaite. Seulement, Gial Ackbar avaient encore de puissantes relations et ces dernières parvinrent à le faire libérer et réhabiliter, peu avant la Bataille de Bilbringi. Cette bataille fut la dernière de la Campagne de Thrawn et l’amiral Ackbar dut user de toutes ses ressources pour résister à la flotte du Chiss. Sans l’assassinat du Grand Amiral par son garde du corps Noghri, nul ne sait qui des deux amiraux se serait montré en mesure de remporter ce combat, mais nous ne le saurons sans doute jamais. Cette campagne laissa les forces militaires de la Nouvelle République en piteux état et l’amiral participa encore une fois à leur reconstruction tout en essayant de repousser les Impériaux restants des territoires tombés sous la coupe de feu le Grand Amiral Thrawn.

La Bataille de Bilbringi vit la défaite du Grand Amiral Thrawn.

En 10 ABY, tous ces efforts laissèrent les mondes du Noyau presque sans protection et lorsque l’Empereur Palpatine lança son offensive depuis le Noyau Profond, la Nouvelle République ne put rien faire pour l’empêcher de progresser. Pire encore, le gouvernement républicain fut temporairement dissout et il se retrouva dans une situation similaire à celle des débuts de la Guerre Civile Galactique plus de dix ans auparavant, à savoir, des flottes obligées de se déplacer sans cesse, traquées par des forces impériales largement supérieures en nombre. Durant cette campagne militaire, de nombreuses planètes payèrent très cher leur appartenance à la Nouvelle République; Dac en fit bien évidemment partie et elle en paya un des plus lourds tributs. Pour punir ce monde du très fort soutien qu’il avait apporté à la cause rebelle puis républicaine, Palpatine lâcha une flotte entière de Dévastateurs de Mondes pour le détruire. Ces vaisseaux de près de trois kilomètres de long étaient de véritables forteresses volantes, mais aussi des usines capables de produire de petits vaisseaux grâce aux matériaux et ressources récupérés lors de la destruction d’installations et cibles diverses. Ils mirent Dac à sac et les forces militaires de la Nouvelle République dépêchées sur place pour soutenir les défenseurs mon cals ne purent rien faire pour les en empêcher. Seul un piratage informatique permit de détruire ces monstres mécaniques et de sauver ce qu’il restait de la “surface” dévastée de la planète. L’amiral Ackbar resta impuissant face à la destruction partielle de son monde natal, trop occupé à sauver ce qu’il pouvait de sa flotte pour intervenir sur place. Lorsque l’Empereur Palpatine fut définitivement éliminé, il garda pendant un long moment un sentiment de culpabilité, suite à son incapacité à aller aider ses concitoyens et sa planète. En 11 ABY, un autre événement sapa également le moral du Mon Cal mais avec un impact bien plus grave, qui déboucha sur la démission pure et simple de l’amiral; un accident sur la planète Vortex au cours duquel il détruisit en grande partie La Cathédrale des Vents, une des Vingt Merveilles Galactiques et dont il se sentit entièrement responsable. Malgré l’opposition de la présidente Mon Mothma, Gial Ackbar s’exila sur Dac avec un profond sentiment de honte. Même la visite de Leia Organa-Solo pour tenter de le convaincre de reprendre ses fonctions, car Mon Mothma était gravement empoisonnée, et l’attaque de l’amiral Daala sur Dac ne surent lui faire changer d’avis. Mais lorsque la Conseillère Organa-Solo lui demanda son aide pour sauver son cadet, Anakin Solo, il apprit que son B-Wing avait été saboté, causant la destruction de la cathédrale, il changea d’avis et se jura de ne plus quitter ses fonctions tant que l’Empire ne serait pas vaincu. 

Quelques mois plus tard, en 12 ABY, les Hutts se firent quelques peu menaçants en tentant de posséder eux-aussi leur super arme, mais c’est plus Daala qui se révéla la menace la plus sérieuse en réussissant à fédérer les Vestiges de l’Empire sous sa seule autorité. L’amiral Ackbar s’interposa à cette occasion entre la flotte impériale et l’académie Jedi de Yavin IV, que Daala s’était jurée de raser une bonne fois pour toute. Il faillit y trouver la mort, son vaisseau amiral, un croiseur de classe MC90 baptisé Voyageur Galactique, étant seul contre une vaste flotte. Il ne dut sa survie qu’à l’arrivée in extremis de renforts de la Nouvelle République. Après les courtes campagnes de l’amiral Daala, la Nouvelle République entra dans une période de paix relative, la première depuis le début de la Guerre Civile Galactique. A cette occasion, les Vestiges de l’Empire étant trop faibles pour réellement représenter une menace, Ackbar participa activement à la création de la Cinquième Flotte de la Nouvelle République, qui fut opérationnelle en 16 ABY. Lors de la Crise de la Flotte Noire (16-17 ABY) qui engagea la totalité de ladite Cinquième Flotte, Ackbar resta en retrait, laissant Etahn A’baht, l’amiral de cette flotte, faire ses preuves. En revanche, durant l’ultime campagne menée par les Vestiges de l’Empire, il se trouvait au front pour défaire les forces impériales, déterminées à donner tout ce qu’il leur restait. Les Impériaux espéraient que les crises de ces dernières années avaient suffisamment affaiblies la Nouvelle République, mais il n’en fut rien. La Bataille d’Anx Minor, fut la dernière grosse bataille rangée de la Guerre Civile Galactique et l’amiral Ackbar l’emporta sur son homologue impérial, l’amiral Pellaeon. Durant la Première Insurrection Corellienne (18 ABY), il demeura également passif, ses compétences n’étant nullement requises pour calmer la situation. Puis en 19 ABY, après un ultime sursaut de la part des Impériaux, le Traité Gavrisom-Pellaeon fut signé et avec sa ratification, la Guerre Civile Galactique s’acheva officiellement. Quatre ans plus tard, en 23 ABY, Gial Ackbar prit sa retraite, au moment même où Borsk Fey’lya prenait ses fonctions de Président de la Nouvelle République. Mais le Mon Cal ne resta pas inactif et d’un commun accord avec certains officiers de l’état-major, il garda un rôle consultatif auprès de ces derniers.

Un Dévastateur de Monde lors de La Bataille de Mon Calamari.

IV – La Guerre contre les Vong :

Lorsque l’invasion de la galaxie par les Yuuzhan Vong débuta en 25 ABY, Gial Ackbar vivait presque paisiblement sur Dac. Même s’il avait voulu intervenir dans le conflit, il n’aurait pas pu, ce dernier étant trop malade pour agir. Cela ne l’empêcha cependant pas de rester en contact avec la Nouvelle République, qu’il aida dans la mesure du possible. Mais les Yuuzhan Vong étaient trop puissants pour la Nouvelle République, paralysée par des politiciens ne croyant pas à la menace, y compris le Président Fey’lya. En 27 ABY, l’avancée des extra-galactiques était telle que Coruscant tomba, Fey’lya périt lors la conquête de la planète et ce qu’il restait du gouvernement s’établit sur Dac et des cendres de la Nouvelle République, naquit l’Alliance galactique. En 28 ABY, les Yuuzhan Vong avançaient toujours mais leur élan s’essoufflait. C’est à ce moment-là que Ackbar put sortir de sa retraite, ayant retrouvé suffisamment de forces pour assumer un commandement. Avec la collaboration de l’état-major, un piège fut planifié dans le Noyau Profond, autour de la planète Ebaq IX. Utilisant un appât irrésistible pour Tsavong Lah, le Maître de Guerre à la tête des armées vong depuis le début des hostilités, l’Alliance Galactique attira l’ennemi sur place et Ackbar fit montre de tous ses talents de tacticien, avec grand succès. Il offrit à l’Alliance sa première victoire décisive depuis le début de la guerre et le Maître de Guerre Vong (qui avait une réputation d’invincibilité) périt dans la Bataille d’Ebaq IX. Malheureusement, l’état de santé du Mon Cal déclina rapidement et il dut renoncer à ses fonctions, ne pouvant plus assumer qu’un rôle consultatif. Il reçut quand même le titre de Directeur Stratégique de la Flotte à cette occasion. En 29 ABY, alors que la fin du conflit approchait et que les Yuuzhan Vong reculaient sur presque tous les fronts, Gial Ackbar ne put jamais assister à la victoire finale de l’Alliance Galactique car il mourut des suites de sa maladie. De nombreux mondes et personnalités politiques assistèrent à de grandioses cérémonies commémoratives, célébrant la mémoire du plus grand officier de la Rébellion et de la Nouvelle République.

V – Héritage :

Même dans la mort, il resta présent dans l’esprit de nombreuses personnes durant des décennies. Même un siècle après sa mort, son nom était encore cité, aux côtés de ceux d’autres grandes personnalités de l’Histoire. De même que son oeuvre sur la stratégie, “Tactiques de la Flotte et Méthodologie de Combat“, qui était toujours couramment utilisée par les académies militaires. Après la défaite finale des Yuuzhan Vong, un destroyer de l’Alliance galactique fut nommé en son honneur, l’Amiral Ackbar, un classe Victoire de dernière génération.

Gial Ackbar, un des plus grands tacticiens de son temps.

Liste des œuvres :

– “Un Nouvel Espoir”
– “L’Empire Contre-Attaque”
– “Le Retour du Jedi”

Romans :
– “Un Nouvel Espoir”
– “Le Pouvoir de la Force II”
– “L’Empire Contre-Attaque”
– “Le Retour du Jedi”
– “Trêve à Bakura”
– La série “X-Wings”
– La trilogie “La Croisade Noire du Jedi Fou”
– La trilogie “l’Académie Jedi”
– La trilogie “La Crise de la Flotte Noire”
– “Le Sabre Noir”
– “Les Enfants du Jedi”
– La trilogie “La trilogie Corellienne”
– “La Nouvelle Rébellion”
– La duologie “La Main de Thrawn”
– “Le Nouvel Ordre Jedi : La Voie du Destin”

 

BD/Comics :
– “Un Nouvel Espoir”
– “Rébellion”
– “L’Empire Contre-Attaque”
– “Le Retour du Jedi”
– La série “X-Wing : Rogue Squadron”
– “L’Empire des Ténèbres”
– “Nouvelle République 1 : Jedi Academy”

Jeux vidéos :
– “Battlefront : Elite Squadron”
– “Battlefront : Renegade Squadron”
– “X-Wing”
– “X-Wing : Alliance”
– “Rebel Assaut II : The Hidden Empire”
​- “Empire at War”

Autres :
– Le livre de JDR “Commando : Shantipole”
– L”audiodrama de “L’Empire des Ténèbres”

Guides et encyclopédies utilisés en supplément :

– Alliance Intelligence Reports
– Cracken’s Rebel Operatives
– Dark Empire Sourcebook
– Dark Force Rising Sourcebook
– Death Star Technical Companion
– Death Star Technical Companion, Second Edition
– Galaxy at War
– Galaxy Guide 5: Return of the Jedi
– Galaxy Guide 5: Return of the Jedi, Second Edition
– Galaxy of Intrigue
– Heir to the Empire Sourcebook
– Hero’s Guide
– Imperial Sourcebook
– Imperial Sourcebook, Second Edition
– Les Carnets de l’Empire
– Les Dossiers Farlander
– Rebellion Era Campaign Guide
– Shadows of the Empire Sourcebook
– Starships of the Galaxy, Saga Edition
– Star Wars Encyclopedia
– Star Wars : Power of the Jedi

 

Auteur : Alpha-17
Date de mise en ligne : 18/01/2020

 

– Star Wars Sourcebook, Second Edition
– Star Wars : The Roleplaying Game, Second Edition
– Star Wars Trilogy Sourcebook, Special Edition
– The Complete Star Wars Encyclopedia
– The Essential Chronology
– The Essential Guide to Characters
– The Jedi Academy Sourcebook
– The Last Command Sourcebook
– The Movie Trilogy Sourcebook
– The New Essential Chronology
– The New Essential Guide to Characters
– The New Essential Guide to Alien Species
– The Rebel Alliance Sourcebook
– The Rebel Alliance Sourcebook, Second Edition
– The Star Wars Rules Companion
– The Thrawn Trilogy Sourcebook
– The Truce at Bakura Sourcebook
– Ultimate Alien Anthology
– Wanted by Cracken
– Who’s Who : Imperial Grand Admirals

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