Second Empire Sith

Second Empire Sith

Catégorie : Gouvernement
Origine : Dromund Kaas
Capitale : Dromund Kaas

Fondateur : Vitiate
Dirigeants notables : Vitiate, Acina, en second lieu le Conseil Noir
Titre du dirigeant : Empereur/Impératrice

Date d’apparition : 4.980 BBY
Date de dissolution : Inconnue

I – Histoire :

Génocide de Korriban : Parmi la succession de conflits qui ponctua l’Histoire galactique, nous pouvons noter que les origines du Second Empire Sith proviennent directement du premier conflit entre Jedi et Sith, la Grande Guerre de l’Hyperespace, et des conséquences qui en ont découlé. En 5.000 BBY, de larges pans de la galaxie étaient encore inexplorés et de nombreux pilotes étaient prêts à tout pour être les premiers à découvrir de nouveaux itinéraires spatiaux et hyperspatiaux, à l’image de Gav et Jori Daragon. Et lorsqu’ils arrivèrent par hasard dans le territoire de l’Empire Sith, un des grands seigneurs Sith de cette époque, Naga Sadow, y vit une occasion en or de consolider sa récente prise de pouvoir et de mener de nouvelles conquêtes. Il réunit donc la majeure partie des forces militaires de l’Empire et lança une brutale campagne contre le cœur de la République galactique, s’attaquant même à une Coruscant totalement dépassée par les événements. Seulement, la guerre ne tourna pas en faveur de Naga Sadow malgré un avantage initial, pire, il fut défait sur de nombreux fronts à cause de la trahison de son apprenti, le forçant à battre en retraite pour rejoindre le territoire impérial, suivi de près par une flotte républicaine qui annihila les lambeaux des forces Sith. Quant à la République, elle n’en resta pas là et malgré la fin des hostilités, sur le conseil de l’Ordre Jedi, il fut décidé d’éliminer la menace représentée par les Sith en les éradiquant totalement. Le génocide débuta, mais de nombreux Sith parvinrent à fuir de justesse et c’est à ce moment que le Seigneur Vitiate entra en scène, en leur offrant un abri sûr, le monde sur lequel il régnait, Nathema (Medriaas de son nom originel). Un an après le Génocide de Korriban (qui amena l’espèce Sith au bord de l’extinction), à grands coups de propagande jouant sur la peur de la population concernant la destruction imminente des vestiges de l’Empire par les Jedi et la République, le Seigneur Vitiate réunit quelque huit mille seigneurs Sith sur Nathema et entama un rituel censé libérer la toute puissance du Côté Obscur. Durant dix longues journées, tous les Sith participèrent à la réalisation de cet éprouvant rituel, confiants dans l’espoir promis par Vitiate. Mais alors qu’ils croyaient pouvoir restaurer leur puissance, le déclenchement du rituel balaya littéralement toute vie sur la planète, à l’exception d’une seule, celle du Seigneur Vitiate, qui gagna par ce biais l’immortalité. Mais ce n’est pas tout, la puissance du Rituel de Nathema était telle que même les machines ne tinrent pas le coup et la planète fut soudain vidée de la Force elle-même, ne laissant à sa surface qu’un paysage de ruines et de désolation, où même les couleurs avaient disparu. Un grand vide dans le cosmos… dans la Force…

Le Génocide de Korriban.

Fondation du Second Empire : Lorsque le jeune empereur autoproclamé, Vitiate, annonça à ses concitoyens l’objectif de leur exil, bien qu’étant à quelques jours seulement de Dromund Kaas, fin stratège et afin de renforcer son aura de sauveur et ainsi s’assurer leur loyauté, il laissa dériver la flotte dans l’espace durant près de deux décennies, jusqu’au jour où ils tombèrent “miraculeusement” sur Dromund Kaas, un des mondes d’origine du Premier Empire Sith. Ainsi, en 4.980 BBY, Vitiate annonça officiellement la résurrection de l’Empire Sith et les survivants, qu’ils soient des Seigneurs Sith ou de simples citoyens, se mirent avec ferveur au travail pour faire des jungles hostiles de Dromund Kaas le cœur du Second Empire et faire renaître la civilisation impériale dans le but de prendre un jour leur revanche sur les Jedi et la République galactique. Très souvent présent en public lors des premières années de cette renaissance, l’Empereur créa rapidement le Conseil Noir, constitué de douze Seigneurs Sith parmi les plus puissants. La création de ce conseil lui permit de se libérer de certaines obligations, en les lui déléguant, faisant de ces douze membres les personnalités les plus importantes du Second Empire, après l’Empereur bien entendu. Mais tandis que ce dernier se retirait petit à petit de la vie publique pour se plonger intensément dans l’étude des arts obscurs, la petite colonie de Dromund Kaas n’en était qu’au début de son développement, encore cernée par la jungle. Le Conseil Noir chargea donc le jeune Odile Vaiken de débarrasser le futur périmètre de la capitale de la flore envahissante et de la faune prédatrice en entamant la création de la nouvelle armée impériale afin de faire régner l’ordre, tandis que les Seigneurs Sith s’occupaient de reconstituer les rangs de l’Ordre.

Les troupes Sith pacifient les alentours de la nouvelle capitale (gauche).
L’Empereur proclame la fondation de Kaas City (droite).

Préparatifs de la Grande Guerre : Étant déjà rompu à la rigueur militaire et formé au maniement des armes alors que la flotte en était encore à errer dans l’espace, le jeune officier mit en application cette expérience pour concevoir la nouvelle doctrine des forces militaires et enrôla la majorité des non-Sith dans la fleur de l’âge pour constituer ses rangs. Il imposa un entraînement des plus rigoureux, ainsi qu’une discipline sévère, et en relativement peu de temps, il put mener ses premières forces au combat dans le but de dégager les premiers sites de construction. Et cet entraînement paya puisque parmi les créatures à déloger se trouvaient de redoutables terentateks, mais les autres prédateurs n’étaient pas en reste et donnèrent bien du fil à retordre à Vaiken et ses troupes. Après avoir pacifié les alentours de la colonie et ainsi permettre le lancement des premiers chantiers d’importance, Vaiken se tourna vers la conception d’une nouvelle flotte de guerre afin d’étendre l’influence impériale au-delà de la planète et pour ce faire, il optimisa l’exploitation des diverses ressources nécessaires, de l’extraction minière à la construction dans les chantiers navals, en passant par le développement de l’ingénierie nécessaire à la conception de la future armada. Fort de ces succès, le Conseil Noir lui accorda tout son soutien et surtout, le rang de Grand Moff. Cet honneur fit de lui le premier officier non-Sith à atteindre un rang aussi élevé dans la hiérarchie impériale. Toutefois, avec ces seuls moyens de production, la création d’une flotte et d’une armée suffisamment importantes pour s’attaquer à la République galactique prendrait plusieurs siècles, voire même plus d’un millénaire, ce qui força le Second Empire à renoncer à ses plans de vengeance dans l’immédiat, devant plutôt s’orienter vers la conquête des systèmes stellaires environnants afin d’accroître ses ressources et sa main-d’œuvre. Néanmoins, si la nouvelle flotte impériale ne permettait pas encore la réalisation de ces sombres desseins, elle était parfaitement apte à mener des campagnes contre des systèmes encore inexplorés et les potentielles civilisations, plus ou moins primitives, y résidant. Cependant, en l’an 4.904 BBY, alors que la flotte impériale menait une énième campagne dans un système stellaire voisin, la mort du Grand Moff ralentit quelque peu le développement de la machine militaire, mais n’ébranla en rien la détermination du Second Empire. Et malgré sa mort, Vaiken continua d’aider au développement impérial au travers de sa doctrine militaire et des rails sur lesquels il avait lancé l’Empire, du moins son armée.

Le Grand Moff Vaiken supervise la construction de la flotte impériale.

Et durant presque un millénaire, le Second Empire continua sur cette lancée, étendant lentement mais sûrement son influence et accumulant toujours plus de ressources pour construire sa flotte et augmenter ses forces armées ; cette routine étant parfois ponctuée par des tentatives de renversement et d’assassinat sur la personne de l’Empereur, mais sans grand succès. Après tout, un Sith reste un Sith. En revanche, cette patience extrême faillit être écourtée de quelques siècles lorsque deux Jedi débarquèrent sur Dromund Kaas, après la Bataille de Malachor V (3.960 BBY) qui mit un terme aux Guerres Mandaloriennes ; conflit initié par l’Empereur Vitiate pour tester les forces militaires républicaines et la réaction du gouvernement central de la République. Ces deux Jedi se révélèrent n’être autres que Revan et Malak, deux des héros de cette guerre contre les Mandaloriens, et ces derniers étaient venus sur ce monde pour y détruire la menace qui avait déclenché les affrontements entre la République et Mandalore. Or, les deux champions de l’Ordre Jedi n’étaient aucunement conscients de la puissance de Vitiate et ils tombèrent dans son piège en pensant le surprendre dans sa salle du trône. Pire, l’Empereur ne les tua pas, il submergea leur esprit pour en faire ses pantins et dès lors les retourner contre la République avec la lourde tâche de localiser et de s’emparer de la Forge Stellaire ; une station spatiale héritée de l’antique Empire Infini et capable de produire rapidement une flotte de guerre, devant de facto réduire significativement le temps nécessaire aux derniers préparatifs de la guerre à venir entre les Sith et la République. Seulement, l’Empereur n’avait pas prévu que les deux Jedi arriveraient à se libérer de son emprise, et lorsqu’ils revinrent dans l’espace républicain, ils fondèrent leur propre empire Sith et localisèrent la station rakatanne pour leur seul profit. En outre, en 3.956 BBY, Revan revint dans la Lumière, Darth Malak fut tué et la Forge Stellaire fut détruite, enterrant ainsi les espoirs impériaux d’une vengeance enfin à leur portée. Près de trois siècles supplémentaires furent nécessaires pour achever les préparatifs, infiltrer plus ou moins profondément des agents au sein de la République et surtout, avec des forces militaires enfin suffisantes; en 3.681 BBY, l’Empereur put ordonner les premières offensives, ouvrant ainsi le conflit connu sous le nom de Grande Guerre Galactique.

Revan et Malak font face à l’Empereur dans sa citadelle.

La Grande Guerre Galactique : La toute première action entreprise fut de faire émerger une flotte impériale dans l’espace républicain bordant le territoire impérial, dans le Bras de Tingel, dans le Nord-Est de la Bordure Extérieure. Intrigué par l’apparition de vaisseaux inconnus, le Sénat fit envoyer une délégation diplomatique dans le but d’ouvrir un dialogue, mais la flotte impériale ouvrit le feu sans sommation, détruisant l’intégralité des vaisseaux de la délégation devant les objectifs des holocaméras. Une fois l’attention de la République captée et ses citoyens horrifiés par ces événements, le Second Empire passa à l’assaut, déclenchant les premiers affrontements lors de la Campagne du Bras de Tingel, où ses forces armées obtinrent leurs premières victoires et y réalisèrent leurs premières conquêtes. La République contre-attaqua mais fut trahie par certains systèmes stellaires qui prêtèrent allégeance aux Sith, prenant à revers les flottes républicaines dans le secteur. En parallèle, ils frappèrent en de nombreux endroits de la Bordure Extérieure, réussissant même à conquérir des secteurs à l’autre bout de la galaxie, à l’image de l’Amas de Minos, dans le Sud galactique, et du Système Sluissi et ses imposants chantiers navals orbitant autour de Sluis Van. Les Sith portèrent même le feu sur Korriban, remettant enfin la main sur leur monde d’origine, inaccessible jusqu’alors à cause de la surveillance Jedi. La coordination des assauts sur le territoire républicain et le soutien logistique étaient si finement millimétrés que très vite, le Sénat et la République sombrèrent dans le chaos de l’indécision et furent débordés par l’afflux massifs de rapports d’urgence et d’informations diverses et variées, concernant la chute de systèmes stellaires entiers. Gravement paralysée et donc incapable de coordonner les assauts pour faire face aux forces des Sith, la République perdit de larges portions de territoire. Durant les dix premières années du conflit, le Second Empire mena campagne dans la Bordure Extérieure et la grande majorité de cette dernière fut conquise. N’ayant pratiquement pas essuyé une seule défaite, les forces impériales gagnèrent une trop grande confiance en leurs capacités et lorsque l’Empereur tourna son attention vers la Bordure Médiane, pensant pouvoir atteindre rapidement les mondes du Noyau, les premiers impairs furent commis.

La destruction des chantiers navals de Sluis Van.

La première cible de cette région galactique fut Bothawui, mais les forces impériales se heurtèrent à une flotte républicaine presque intégralement réunie, qui les décimèrent lors de la Première Bataille de Bothawui. Bien qu’étant une défaite mineure, la symbolique liée à ce premier revers pour le Second Empire marqua un tournant majeur dans le déroulement du conflit, puisque redonnant confiance aux forces républicaine et leur ré-insufflant de l’espoir. Connaissant la manière de faire des Sith et se passant d’attendre les directives de Coruscant, de nombreux Jedi et militaires vinrent en renfort à la garnison de la planète des Bothans pour y affronter les lourdes représailles que les Sith ne manqueraient pas d’effectuer, malgré le départ de la flotte. Ces prévisions ne manquèrent pas, puisqu’en cette même année 3.671 BBY, une importante armée impériale comptant plusieurs dizaines de milliers de soldats débarqua à la surface de Bothawui. Les défenseurs républicains menés par le Maître Jedi Belth Allusis se battirent jusqu’à la mort lors de cette Seconde Bataille de Bothawui et infligèrent de très lourdes pertes aux Impériaux, malgré la large supériorité numérique de leurs forces, qui durent battre en retraite, incapable de tenir la planète. Cette bataille inspira grandement les forces républicaines qui réussirent à mettre en échec les assauts des Sith dans la Bordure Médiane, obligeant l’Empereur à reconsidérer ses options. Après dix longues nouvelles années, le conflit s’était enlisé, permettant à la République de reconstituer en partie ses troupes malgré la pression continue des forces impériales sur ses territoires, à l’image de la Bataille d’Alderaan, où les Sith réalisèrent une audacieuse percée dans le Noyau, avant d’être refoulés aussi sec par les forces républicaines.

Les Sith subirent de lourdes pertes grâce à maître Allusis et ses hommes, lors de la seconde bataille.ù

Ne pouvant progresser par les armes, les services secrets impériaux tentèrent de gagner le soutien des Mandaloriens, sans succès dans un premier temps. Mais dans les arènes de Géonosis, ils participèrent à créer la légende du nouveau Mand’alor, afin de rallier les différents clans et gagner leur allégeance par ce biais. En 3.664 BBY, Mandalore le Moindre lança les clans mandaloriens dans le conflit, mais ne réussirent pas à faire pencher la balance en faveur des Sith. Aussi fut-il décidé en 3.661 BBY de faire le blocus de la Voie Hydienne, une importante route hyper-spatiale reliant le nord de la Bordure Extérieure au sud de cette même bordure, en passant par le Noyau. Cette voie hyper-spatiale revêtait d’une importance vitale pour la République puisqu’elle lui permettait de ravitailler les mondes du Noyau et d’envoyer des renforts aux mondes des diverses bordures et des Colonies, une artère majeure traversant le territoire républicain. Et lorsque les Mandaloriens menèrent le Blocus de la Voie Hydienne, la République se retrouva aussitôt dans l’incapacité d’acheminer des renforts armés et du matériel sur les nombreux fronts, mais également d’importer des denrées alimentaires et autres matières premières vitales dans les mondes du Noyau densément peuplés; et rapidement, de nombreuses pénuries éclatèrent, entraînant de graves famines. De plus, toutes les tentatives pour percer le blocus échouèrent, renforçant l’instabilité au sein du territoire républicain. Même les Jedi échouèrent, mais malgré cet étouffement de plus en plus prononcé du coeur de la République, ses forces tinrent bon. Mais coup de théâtre, en 3.660 BBY le blocus fut percé par une armada insolite de vaisseaux de contrebandiers qui prirent par surprise les vaisseaux mandaloriens et, avec le soutien des Jedi et de la République, purent ouvrir à nouveau la Voie Hydienne.

Les forces mandaloriennes forment un blocus le long de la Voie Hydienne.

Le conflit perdura encore sept ans, jusqu’en 3.653 BBY, et malgré un avantage certain de l’Empire, l’Empereur avait perdu patience, la guerre ayant normalement dû être remportée depuis longtemps déjà. Mais la République, bien qu’à bout de souffle, était trop solidement retranchée dans le Noyau et la Bordure Intérieure pour que l’Empire en finisse rapidement, bien qu’il possédait alors la moitié de la galaxie. Vitiate offrit donc au gouvernement républicain de négocier un traité de paix, offre que la République s’empressa d’accepter malgré les réticences de l’Ordre Jedi, pressentant une sombre machination. Le monde d’Alderaan fut néanmoins choisi pour y mener les négociations et d’importantes délégations diplomatiques s’y rencontrèrent, escortées par de nombreux Jedi et Sith. Toutefois, l’Empereur fit dépêcher une importante flotte sur Coruscant, dans le but de prendre la capitale républicaine en otage et ainsi faire pencher la balance des négociations en la faveur de l’Empire. Trois Seigneurs Sith incarnèrent ces deux opérations parallèles, Darth Baras pour mener les négociations, Darth Angral pour diriger la flotte lors de l’assaut de Coruscant, et pour finir, Darth Malgus, pour ouvrir la voie de l’invasion du monde-capitale en s’attaquant aux systèmes de défense planétaires ainsi qu’au Temple Jedi. Alors qu’initialement la République espérait obtenir un traité de paix raisonnable, lorsque la nouvelle du Sac de Coruscant atteignit Alderaan, la délégation impériale eut toute les cartes en main pour imposer ses conditions de paix, qui se révélèrent fortement à l’avantage de l’Empire, mais qui furent toutefois ratifiées par les deux partis.
Le Traité de Coruscant portait sur ces points précis :

– La Grande Guerre Galactique est officiellement terminée.

– Le Second Empire s’engage à se retirer de Coruscant.

– La République galactique doit renoncer à ses alliances et ses systèmes en périphérie du territoire du Second Empire, en plus des territoires légitimement conquis par les forces impériales.

– En plus des territoires limitrophes, le Second Empire prendra possession de sept systèmes stellaires républicains précis, sans avoir à fournir d’informations quant à cette requête. De plus, les citoyens, infrastructures et troupes présentes dans ces systèmes, doivent demeurer sur place et les informations concernant lesdits systèmes doivent être effacées des banques de données républicaines sous peine de voir le traité rompu.

– Les forces de la République sont obligées de se retirer des divers fronts dans un délai précis. En cas de non-respect de ce délai, le traité sera rompu et les hostilités reprendront.

– Les dignitaires de la République sont soumis à une surveillance constante par des droïdes de protocole impériaux pour s’assurer que leur comportement est conforme aux lignes directrices du traité.

La paix est conclue entre l’Empire et la République, en 3.653 BBY.

La Guerre Froide : Une fois les conditions remplies, la Grande Guerre Galactique prit officiellement fin et avec les nombreux territoires gagnés par le biais du Traité de Coruscant, le Second Empire Sith devint la nouvelle première puissance galactique. Quant à la galaxie, elle entra pour dix ans dans ce qu’on considère comme une guerre froide. Nombreux furent ceux au sein de l’Empire à ne pas comprendre les motivations de l’Empereur derrière cette offre de paix, surtout en considérant que la destruction totale de Coruscant étaient à leur portée. Néanmoins, les oppositions se turent et jusqu’en 3.643 BBY, l’Empire put combler ses pertes et développer encore plus son arsenal grâce aux nombreux mondes riches en ressources acquis depuis le début de la guerre et via le Traité de Coruscant. Les services de renseignements quant à eux, ne chômèrent nullement, travaillant sans interruptions pour découvrir les derniers secrets de la République, en vue de l’offensive finale, que ces dix années préparèrent. Bien entendu, avec un tel climat de tensions à l’échelle galactique, plusieurs escarmouches éclatèrent, bien que brèves et localisées, mais le traité ne fut malgré tout pas rompu. Et à mesure qu’une reprise du conflit était de plus en plus probable, l’Empereur se retira encore plus de la vie politique de l’Empire, laissant le Conseil Noir gérer intégralement les affaires courantes de l’Empire, tandis qu’il s’enfermait dans le secret, n‘apparaissant même plus aux membres du conseil, faisant de Darth Marr, le chef officieux du Second Empire. A partir de 3.643 BBY, les escarmouches et affrontements mineurs entre les deux camps étaient devenus si fréquents que le traité fut officiellement rompu et les hostilités reprirent, la Guerre Froide laissant place à la Guerre Galactique.

Darth Marr, le dirigeant de l’Empire en l’absence de l’Empereur.

La Guerre Galactique : Les historiens ne sont toujours pas d’accord sur l’événement précis qui a déclenché la reprise des affrontements entre les deux belligérants, mais beaucoup pensent au contraire qu’il est impossible d’en trouver un seul pour expliquer la fin de la Guerre Froide. Il semblerait plutôt que la succession rapide d’intrigues et d’opérations plus ou moins clandestines sur de nombreux mondes aient précipités les deux factions à déclarer plus ou moins simultanément la violation du Traité de Coruscant par le camp opposé. Et alors que sur des mondes comme Balmorra ou Alderaan, les combats n’avaient jamais réellement cessé, avec des mondes républicains comme Taris et Belsavis largement investis par des forces militaires impériales, et la République ayant mené des opérations plus ou moins efficaces contre des officiers, des Sith et autres disciples de l’Empereur, la faute est difficilement attribuable. Toujours est-il qu’en 3.642 BBY la Guerre Galactique débuta officiellement, des fronts s’ouvrant rapidement aux quatre coins de la galaxie, Tatooine, Voss, Hoth, Corellia, pour ne citer qu’eux parmi une centaine de théâtres d’opération. Mais alors que durant les dix dernières années, l’Empire avait soigneusement affiné ses préparatifs pour mener une ultime campagne contre la République et l’Ordre Jedi, le déroulement de la Guerre Galactique ne se passa pas comme prévu, rappelant douloureusement les années précédant la signature du traité de paix. Pire, malgré un avantage militaire initial certain, plusieurs hauts officiers et membres du Conseil Noir et Seigneurs Sith d’importance se livrèrent à des petites guerres personnelles contre d’autres Sith et Impériaux, minant l’effort de guerre de l’intérieur. Les services de renseignements impériaux furent même dissous à cause de certaines machinations internes, privant l’Empire d’un atout de poids. La Bataille de Corellia est l’exemple le plus frappant des dissensions qui frappèrent le Second Empire.

La bataille de Corellia.

En 3.641 BBY, alors que l’invasion de ce bastion républicain au coeur du Noyau fut un succès éclatant de la part de la machine de guerre impériale, le fait que des forces Sith œuvrèrent à s’éliminer mutuellement, ces intrigues internes enrayèrent l’effort de guerre impérial sur la planète et permirent à la République de repousser violemment les forces impériales hors du Noyau. Et si tout ceci avait pu arriver, c’est à cause de la distance prise par l’Empereur, ce dernier délaissant de plus en plus l’Empire pour ne pratiquement plus apparaître, laissant le Conseil Noir en charge de la situation, au contraire du conflit de 3.681 BBY, où il était encore bien présent et suffisamment attentif pour empêcher trop de débordements intérieurs et de trahison de la part des Sith ou de militaires trop ambitieux. En outre, les conséquences de cette bataille ne s’arrêtèrent pas là et ces luttes intestines permirent à un commando Jedi de s’infiltrer sur Dromund Kaas et de tuer l’Empereur en personne. Et pour achever de faire pencher l’avantage du côté de la République, la Bataille d’Ilum, où Darth Malgus proclama le Nouvel Empire, un important mouvement séparatiste, qui força les forces loyalistes à engager d’importants moyens militaires pour tuer le projet de Malgus dans l’œuf, avant qu’il ne cause davantage de tort. Toutefois, malgré un futur peu certain et en dépit de l’avantage militaire républicain, en 3.639 BBY, une opportunité apparut lorsque le Cartel des Hutts, enfin la faction derrière Toborro le Hutt, envahit la planète Makeb et se mit à exploiter une substance portant le nom d’isotope-5, substance qui pourrait permettre à l’Empire de reprendre l’avantage au niveau de l’armement. Malheureusement, bien qu’ayant réussit à s’emparer de Makeb après la catastrophe qui frappa la planète, l’exploitation de cette substance ne pouvait se faire avant de nombreux mois, voire années. Pour cause, les stocks extraits par les Hutts avaient déjà pratiquement été utilisés et le temps nécessaire à la stabilisation de la planète empêchait tout extraction possible à très court terme. Dès lors contraint de jouer la montre pour survivre, une nouvelle menace vint réduire un peu plus les espoirs de victoire de l’Empire, l’entrée en jeu de l’Ordre de Revan entre 3.639 et 3.638 BBY, qui porta un coup sévère aux effectifs impériaux par de nombreuses désertions, forçant Darth Marr à accepter une alliance de circonstance avec la République pour pouvoir vaincre cet ennemi commun.

L’alliance de fortune entre le Second Empire et la République.

L’Avènement de l’Empire éternel : Mais Revan n’était qu’un contretemps à côté du retour de l’Empereur, qui investit Ziost, le monde ancestral des Sith, y réalisant le Rituel de Nathema pour achever son retour causant une fois de plus, de lourdes pertes dans les rangs impériaux, toutes les forces en faction à la surface de ce monde, ayant été balayée suite au rituel. Et enfin, en 3.637 BBY, lorsque l’Empereur Vitiate révéla l’Empire éternel à la galaxie en sortant tout droit des Régions Inconnues (plus ou moins au sud/sud-ouest du territoire chiss) pour déclarer la guerre à la République ainsi qu’à l’Empire, tout espoir s’envola et en l’espace de quelques mois, Zakel soumit les deux camps. Mais le Second Empire ne se laissa pas subjuguer sans rien faire et de nombreux mondes impériaux furent témoins de violents affrontements et barouds d’honneur, sur Korriban notamment, où Darth Atroxa prit la tête des forces impériales et ainsi opposèrent une résistance plus qu’acharnée, mais vaine. Dromund Kaas fut également lourdement frappée, d’autant plus qu’avec la mort de Darth Marr et la dissolution du Conseil Noir, la hiérarchie restante se retrouvait incapable d’opposer une quelconque réponse aux avancées des troupes de Zakel menées par les fils jumeaux de l’Empereur Immortel, Arcann et Thexan. Beaucoup considèrent que la fin de la Guerre de Conquête de l’Empire éternel marque également la fin de la Guerre Galactique, en 3.636 BBY. Pour le Second Empire, la mort de Darth Marr des mains même de Vitiate/Valkorion, puis le traité avec Zakel qui s’ensuivit, lui imposant un lourd tribut tant financier qu’en ressources, tout en limitant drastiquement ses forces militaires, acheva de lui lier les mains et la nouvelle Impératrice, Darth Acina (une des rares survivantes du Conseil Noir), ne put rien faire d’autre que se soumettre aux exigences de Valkorion et attendre une opportunité de frapper.

La base principale de l’Alliance sur Odessen.

Durant presque cinq longues et humiliantes années, l’Empire pansa tant bien que mal ses plaies, tout en subissant la surveillance oppressante mise en place par l’Empereur de Zakel, son propre ex-Empereur. Mais alors que l’Empire éternel régnait sur la presque totalité de la galaxie connue, un vétéran de la Guerre Galactique connu sous le surnom de l’Etranger fut libéré des geôles de Zakel et en 3.632 BBY, il forma une alliance réunissant sous sa bannière aussi bien des Républicains, des Impériaux, que des Sith, des Jedi et même des rebelles originaires de Zakel. Mais l’Alliance ne se cantonna pas à ce beau monde, nombreux furent ceux dans la galaxie, à rejoindre cet Etranger, peu importe leurs origines et leurs convictions, tous étaient animés par le désir de combattre l’Empire éternel. En l’espace de nombreux mois, une base d’opération fut bâtie sur la planète Odessen et les forces réunies en ces lieux permirent de s’attaquer à l’Empire éternel. De plus, après avoir réussi l’exploit de vaincre l’Empereur Arcann, l’Impératrice Sith put enfin saisir l’occasion de se libérer du joug de Zakel et entama des pourparlers avec l’Alliance, avant de la rejoindre dans son combat. Après de nombreux mois de combats, l’Etranger fut même contraint de monter sur le trône éternel une fois l’Empire éternel vaincu par les forces alliées, mais plutôt que de laisser place à la paix, des forces au sein même de la République galactique et du Second Empire, œuvrèrent à déclencher de nouvelles hostilités, notamment en s’activant sur le mystérieux monde de Iokath. Et ces agissements de part et d’autre aboutir à terme à la dissolution de l’Alliance, l’Etranger ne pouvant conserver les alliances avec la République et le Second Empire, qui se retrouvèrent tous deux à couteaux tirés, une fois de plus. En 3.630 BBY, les combats reprirent entre les deux anciens belligérants et le monde d’Ossus, qui abritait une colonie Jedi secrète depuis quelques années, se retrouva assiégé. Mais ce siège n’était que le premier acte d’une nouvelle guerre, dont le pire était encore à venir. Mais pour l’heure, les archivistes, historiens, archéologues et autres scientifiques, travaillent encore à remettre en lumière les événements qui suivirent.

Les forces de l’Empire se préparent à assiéger Ossus. Quelle fut la suite précise des événements ?

II – Structure de l’Empire :

Le Conseil Noir : Directement placé sous les ordres de l’Empereur, les membres de ce Conseil ne répondaient qu’à lui, et à lui seul. Constitué de douze membres, douze Seigneurs Noirs des Sith, l’objectif du Conseil Noir était de gérer intégralement le Second Empire, en particuliers les affaires gouvernementales. Pour ce faire, chaque membre possédait une sphère d’influence, en charge d’un département précis. Ainsi, tout ce qui traitait du Savoir ancestral, du Savoir prohibé, des Sciences biotiques, de la Défense, de l’Expansion & Diplomatie, des Renseignements, des Lois & Justice, de la Justice militaire, de la Stratégie & Tactiques, de la Production & Logistique, de la Philosophie Sith et de la Technologie, était géré par le Conseil Noir. Cela dit, bien que coopérant sans problème la majeure partie du temps, les intrigues étaient au coeur des agissements des Seigneurs Noirs, qui entretenaient une certaine rivalité, plus ou moins prononcée suivant les individus occupant les douze sièges. Fondé sur Dromund Kaas en 4.980 BBY, durant plus de treize siècles d’existence, nombreux furent les Sith à occuper un siège, pour des périodes allant de quelques semaines à plusieurs décennies, dépendant principalement de leur habileté à satisfaire leurs obligations, en plus de devoir contrecarrer les divers complots orchestrés par les autres membres du Conseil ou plus globalement, par leurs apprentis respectifs et/ou des autres Sith. Par deux reprises lors de son histoire, le Conseil Noir fut purgé intégralement de ses membres pour cause de haute trahison. La première purge eut lieu plusieurs siècles après la fondation du Second Empire, en réponse au complot initié par Darth Lokess qui, à la tête des autres membres du Conseil, tenta d’assassiner l’Empereur, mais ce dernier se chargea lui-même d’exécuter les traîtres. La seconde eut lieu en 3.951 BBY, où l’Empereur fut averti d’un autre complot impliquant le Conseil Noir, dont il fit exécuter tous les membres. Concernant la manière d’accéder à l’un des douze sièges, la plus courante voyait l’apprenti d’un des membres du Conseil Noir tuer son maître dans le but de prendre sa place, bien que dans l’absolu, il n’y avait pas de garantie de se voir attribuer un tel honneur suite à cela, seulement de grandes chances, en étant le “favori” dans l’ordre de succession. L’Empereur pouvait en personne désigner un successeur, ou bien des hauts faits pouvaient accorder de grandes chances d’y parvenir, en cas de siège vacant.

Le Conseil Noir prenant ses ordres de l’Empereur.

Les Agents de l’Empereur : En parallèle du Conseil Noir, d’autres Sith se virent accorder un rang ne répondant uniquement qu’à l’Empereur, généralement occupés par des individus s’étant hautement distingués de par leurs capacités ou leurs exploits, et dans certains cas, de par leur naissance.

  • La Furie de l’Empereur, incarne la volonté de destruction de l’Empereur, son exécuteur personnel. Au contraire d’autres agents, la Furie conserve sa propre volonté, afin de préserver son efficacité au combat. Un tel rang n’était accordé qu’à un guerrier aux compétences martiales exceptionnelles. Seuls deux individus nous sont connus pour avoir occupé cette position, le Seigneur Scourge, ainsi que le dernier apprenti de Darth Baras. Cela dit en passant, il semblerait que le Seigneur Scourge ait été le premier à se voir attribuer ce rôle, en 3.951 BBY, suite aux renseignements relatifs au complot ourdi par des membres du Conseil Noir, renseignements directement fournis à l’Empereur.

  • Les Mains de l’Empereur, se comptant au nombre de douze également, leur but est de veiller dans l’ombre sur le Conseil Noir, afin d’éviter tout risque de rébellion contre la personne de l’Empereur. Il leur arrive parfois d’entrer en contact avec certains membres du Conseil ou un Sith en particulier si la nécessité s’en faisait ressentir, mais en dehors de ça, ils restent à l’écart, gardant le secret sur leur existence. Ces agents opèrent depuis la fondation du Second Empire et du Conseil Noir.

  • La Voix de l’Empereur peut s’incarner dans n’importe quel individu et permet ainsi à Vitiate de s’adresser directement à son peuple ou ses subordonnés, sans avoir à être physiquement présent. A l’instar de la Furie, il semble que la Voix ait été créée après la seconde tentative de coup d’Etat du Conseil Noir, afin que tous gardent à l’esprit que l’Empereur est encore bel et bien là, et surtout, qu’il veille sur l’Empire.

  • Les Enfants de l’Empereur, quant à eux, ont un rôle un peu spécial. Alors que la Grande Guerre Galactique en était encore à ses débuts, plusieurs nourrissons furent amenés devant Vitiate. Ce dernier les soumis à plusieurs rituels alchimiques, avant d’imposer sa marque à leur esprit, rendant inconscient son contrôle sur eux. Il les envoya aux quatre coins de la galaxie et attendit qu’ils grandissent. Totalement inconscients de la présence de l’Empereur en eux, ils firent leur vie, certains devenant des Jedi et des hauts responsables au sein de la République. Malgré eux, ils sont les yeux et les oreilles de l’Empereur et ce dernier, sur une simple impulsion de Force, peut les contrôler si cela s’avère nécessaire, ce qui causera de nombreux troubles au sein de la République et de l’Ordre Jedi.

Scourge, une des furies de l’Empereur.

Société & Culture : Depuis sa fondation en 4.980 BBY, la société impériale fut grandement marquée et influencée par l’aspect militaire, qui régissait la vie de nombreux citoyens impériaux. Contrairement à la République, les citoyens impériaux étaient rarement considérés pour leurs qualités individuelles, mais comme un groupe, exactement comme dans une armée. Sur ce point d’ailleurs, après qu’Odile Vaiken eut mis en place sa doctrine militaire, tout citoyen apte au service militaire intégrait l’armée impériale, sans durée précise établie. Les Sith misaient sur l’efficacité avant tout, et cette politique adoptée se mit à régir l’ensemble de la société impériale, s’insinuant presque jusque dans la vie privée de tous les individus vivant sous la domination de l’Empereur. Toutefois, la grande majorité des citoyens croyaient sincèrement que la cause impériale était juste, pensant que l’ordre ainsi apporté valait bien qu’on lui sacrifie certaines libertés et certains droits. Et contrairement à ce que laissait sous-entendre la propagande anti-impériale, non, la grande majorité de la population du Second Empire ne vivait pas avec un sentiment constant d’oppression, même en côtoyant des Sith (même si des incidents pouvaient arriver, on ne va pas se mentir). Cela concernait surtout les esclaves et les parias, mais les citoyens ordinaires, connaissaient une vie somme toute normale sous la bannière impériale, en tout cas ils n’enviaient pas les citoyens républicains. Cela pouvait s’observer dans l’économie, de même que dans la finance. Là où les entreprises et les instances évoluant sous la République travaillaient surtout pour leur propre profit, ce n’était pas le cas pour celles impériales qui, comme les simples citoyens, participaient principalement à la grandeur de l’Empire, le profit passant au second plan (même si on ne va toujours pas se le cacher, certains faisaient passer le profit avant la cause impériale). En revanche cela ne mit pas les espèces sur un pied d’égalité, bien au contraire. Si les Sith au sang-pur pouvaient accepter l’idée de considérer les Humains comme leurs égaux (bien que cela restait assez relatif chez certains malgré que les Humains représentent la majorité des citoyens de l’Empire), les autres espèces n’étaient considérées que comme des esclaves. Et à moins de démontrer une incroyable maîtrise de la Force, seuls les Sith au sang-pur et les Humains étaient des citoyens impériaux et des membres de l’Ordre Sith.

La citadelle de l’Empereur de Kaas City, sur la planète capitale de  Dromund Kaas.

Les forces armées : Bien qu’étant presque parti de rien pour refaire ses forces armées, le Second Empire parvint à développer de nombreuses technologies novatrices, bien que pouvant paraître des plus similaires à celles de la République. Et si la hiérarchie militaire impériale et l’entraînement martial ne révolutionnèrent guère la façon de procéder, l’équipement des soldats fut grandement amélioré, surtout en tenant compte que lors de la Grande Guerre de l’Hyperespace de 5.000 BBY, les armes et armures étaient encore de qualité globale disons… rudimentaire. Premier détail quand on aperçoit un soldat impérial, c’est son armure noire intégrale, ce qui tranche énormément avec les anciens équipements, proposant une protection bien plus partielle. Mais ces armures intégrales n’étaient pas uniquement défensives, elles embarquaient de nombreuses technologies, permettant à son porteur de s’adapter à son environnement, et de survivre sur de courtes périodes sans ravitaillement ou en environnement hostile. Ces soldats composaient l’épine dorsale de l’armée impériale, représentant une force de plusieurs centaines de milliers d’hommes solidement entraînés, en plus de compter de nombreux droïdes de guerre en soutien, à l’image des droïdes de guerre Sith de modèles Mark-I et Mark-II, largement répandus. Et comme toute armée qui se respecte, de nombreux véhicules permettaient de protéger l’infanterie, de la soutenir ou d’accroître sa mobilité, mais avec le temps et l’oubli, nous n’avons pas les données nécessaires pour en dresser une liste technique exhaustive. Mais nous savons que les technologies standards étaient utilisées, allant des aéronefs aux véhicules à répulsion en passant par des marcheurs et même des transporteurs de troupes montés sur chenilles, de quoi s’adapter à n’importe quel environnement et n’importe quelle condition.

Grâce à l’héritage de Vaiken, les armées Sith sont pleinement opérationnelles.

A l’instar de nombreux régimes, le Second Empire misa beaucoup sur sa flotte de guerre, instrument vital pour toute opération militaire stellaire (celui qui contrôle l’espace, contrôle la galaxie). Lors de l’arrivée des Sith sur Dromund Kaas, seuls huit imposants vaisseaux de transports composaient la flotte impériale. Mais très vite, Odile Vaiken ordonna le développement de nouveaux modèles de croiseurs et destroyers, afin de constituer une armada puissante, mais surtout imposante. La société Taerab Starship Manufacturing vit donc le jour et après avoir développé plusieurs prototypes de vaisseaux capitaux au fil des siècles, modernisant sans cesse la flotte impériale, en 3.712 BBY, , le cuirassé de classe Harrower vit le jour et l’Empire en ordonna la construction massive, faisant ainsi naître la flotte impériale moderne, dont les modèles de bâtiments restèrent en service jusqu’à la fin du Second Empire. Nous n’avons pas accès au nombre de Harrower construits, mais ils devaient représenter une force de plusieurs centaines de bâtiments, voire quelques milliers, puisque représentant le plus important bâtiment de guerre impérial. Lorsque la Grande Guerre Galactique éclata, le destroyer de classe Terminus fut développé, afin de prendre le relais dans les territoires conquis et ainsi permettre de ne pas cantonner les Harrower à un simple rôle d’occupation en tant que garnison. Cela dit, au niveau de ses capacités offensives, il était lourdement armé, parfaitement apte à tenir tête à un vaisseau de classe Thranta de la République. Servant de transporteur de troupes, le transport de classe Gage se révéla essentiel durant la guerre, permettant de débarquer rapidement des forces au sol, tandis que les chasseurs de classe Suprématie assuraient la couverture aérienne et les bombardiers de classe Extinction s’occupaient de pilonner les positions retranchées ou de harceler les vaisseaux lourds de la République. Et bien entendu, à la tête des forces impériales, l’Ordre Sith, comptant plusieurs centaines de membres, dont la plupart, lors de leurs déplacements ou des affrontements spatiaux, semèrent la terreur parmi les soldats républicains à bord de leurs intercepteurs lourds de classe Furie.

Une flotte de guerre Sith composée de cuirassés de classe Harrower.

III – Technologies Militaires :

Avant que le Second Empire n’ouvre les hostilités avec la République galactique, bien qu’ayant un territoire de taille correcte, les ressources nécessaires à l’industrie militaires restaient plutôt limitées, raison principale pour laquelle l’armée impériale se contenta d’armes dites “conventionnelles,” ne pouvant pas se permettre de dédier trop de ressources à la conception de super-armes. Mais une fois la Grande Guerre Galactique terminée et avec une bonne moitié de la galaxie connue sous son contrôle, l’accès aux ressources changea drastiquement, notamment avec plusieurs systèmes riches en minerais et autres matériaux rares. Mais bien que vivant pour la guerre et la recherche & développement allant en ce sens, les Impériaux adaptèrent également des technologies militaires pour un usage plus quotidien de l’existence, mais développèrent aussi des appareils pour s’adapter à l’environnement. Un parfait exemple se trouve sur Dromund Kaas même, un monde sombre, où les orages sont pratiquement incessants. Les éclairs devinrent alors une source fiable et constante d’énergie, que d’immenses tours captaient et convertissaient en énergie exploitable. Un autre exemple (presque impensable pour le reste de la galaxie), l’accès impossible au kolto força la médecine impériale à opérer de manière autre pour soigner les blessés et malades, bien que ce souci soit moindre que dans la République, la vie individuelle comptant sensiblement moins aux yeux des autorités, de plus que les Sith étaient généralement en mesure de soigner eux-mêmes leurs blessures via la Force. Mais tout de même, pour maintenir une population croissante et efficace, mieux valait qu’elle soit saine. Ce ne sont là que quelques exemples, mais dans bien d’autres domaines l’Empire dut innover et développer des technologies civiles, rien que pour les archives, l’administration, la logistique, ce genre de choses.

La course aux super-armes : Le fait notamment d’avoir mis la main sur sept systèmes précis (comme stipulé dans le Traité de Coruscant), permit à Darth Mekhis de concevoir le Mange-Soleils, basé sur la technologie de la Forge Stellaire, une imposante station spatiale capable de puiser de l’énergie directement du coeur d’une étoile et de la convertir pour bâtir rapidement des vaisseaux. Des bâtiments modifiés furent même mis en chantier, comme le Haute Lance, navire capitale doté d’un hyperdrive de classe x0.5, permettant un déploiement bien plus rapide qu’avec un hyperdrive conventionnel, l’Immortel, plus imposant et plus puissant qu’un Harrower, l’Ombre de l’Empereur, ou encore le Silencieux, armé d’un super-laser capable de détruire une flotte d’un seul et unique tir. Mais ces armes furent détruites avant d’être opérationnelles, après qu’un agent du SIS eut saboté le Mange-Soleils en 3.643 BBY, à la veille de la Guerre Galactique. Cet échec ne marqua cependant pas la fin du développement de super-armes, bien au contraire, les Sith redoublèrent d’ardeur pour en concevoir de nouvelles, surtout que le destroyer Gantelet, modèle similaire au Silencieux, à la différence près que le super-laser était capable de frapper des cibles via l’hyperespace, avait survécu à la destruction du Mange-Soleils. Mais plutôt que de développer intégralement de nouveaux prototypes, l’Empire s’inspira des plans dérobés des super-armes républicaines, afin de se les approprier. En résulta le Désolateur, basé sur les technologies républicaines du Générateur de Blocus, du Tambour et de la Marque Mortelle. Le Désolateur fonctionnait en trois temps, cumulant les effets des trois super-armes républicaines pour un effet des plus dévastateurs. La technologie du Générateur de Blocus ionisait l’atmosphère planétaire, empêchant de quitter ou rejoindre la planète, celle de la Marque Mortelle l’enflammait et celle du Tambour rendait le noyau planétaire instable. Et en plus du Désolateur, Darth Angral, à qui l’Empire dut ce projet, avait modifié cette technologie pour concevoir les turbo-lasers Feu Ardent, capables d’enflammer l’atmosphère depuis la surface d’un monde. Mais systématiquement, ces super-armes furent détruites avant de pouvoir peser dans la balance, rendant les efforts impériaux inutiles et le gaspillage de ressources catastrophique.

Le super-laser du Gantelet.

L’Opération Ilum : Vers 3.641 BBY, alors que l’Empire cédait petit à petit du terrain, Ilum, la planète sanctuaire de l’Ordre Jedi, fut découverte, donnant accès aux Sith aux vastes cavernes cristallines du monde Jedi. Grâce aux vastes gisements de cristaux adega, l’ingénierie impériale fut en mesure de développer les premiers prototypes de vaisseaux furtifs, dans le but de créer une armada complète de navires dotés de cette technologie, rendant une flotte virtuellement invincible puisque pouvant surprendre l’ennemi à n’importe quel moment et surtout n’importe où. Mais malheureusement encore une fois, ce projet échoua, non pas à cause des Jedi ou de la République ce coup-ci, mais à cause de la traîtrise de Darth Malgus, qui choisit ce moment précis pour dérober les premiers vaisseaux furtifs et proclamer son “nouvel empire”.

IV – Territoires :

Lors de l’arrivée de la flotte en exil sur Dromund Kaas, quelques vingt ans après le Génocide de Korriban, ce monde fut pendant plusieurs années le seul territoire du Second Empire. Il fallut attendre la création d’une flotte de guerre suffisamment importante ainsi que d’une armée bien entraînée pour que les Sith puissent à nouveau se tourner vers le cosmos. Au fil des siècles, de nombreux systèmes stellaires furent conquis et rattaché au territoire impérial, fournissant au Second Empire les ressources nécessaires à la restauration de ses forces militaires. Néanmoins, bien que comptant plusieurs centaines de systèmes stellaires en son sein, le territoire impérial était très loin de rivaliser en termes d’importance avec celui de la République galactique, y compris au niveau de la population. Seules la rigueur, la discipline et la discrétion lui permirent de se développer, et grâce à l’effet de surprise, malgré l’infériorité numérique des forces impériales, la République fut totalement prise au dépourvu lorsque la Grande Guerre Galactique éclata. Et en comptant sur la paralysie du gouvernement républicain, le privant en plus de nombreux alliés et soutiens, dont certains prêtèrent allégeance aux Sith dans les premières années du conflit, d’énormes portions du territoire républicain furent intégrées, notamment dans la Bordure Extérieure, ce qui eut pour effet d’étirer la ligne de front sur la presque entièreté du diamètre galactique, cette bordure étant le territoire circulaire le plus aux limites de la galaxie, alors que la majeure partie du territoire de la République se concentrait dans les zones plus au coeur. Après vingt-huit ans de guerre et grâce notamment au Traité de Coruscant, juste après la ratification de ce dernier par la délégation républicaine, le Second Empire possédait près de la moitié de la galaxie connue. Mais cela ne dura guère et à partir de 3.643 BBY, malgré une percée impériale jusque dans le Noyau, l’Empire perdit de nombreux territoires dans la Bordures Médiane et surtout, dans la Bordure Extérieure.

Carte résumant très (trop) grossièrement les possessions impériales après la Grande Guerre, Dromund Kaas étant le repère le plus au nord.

V – Héritage :

Héritier direct du Premier Empire Sith et de ses traditions ancestrales, il est normal, surtout au vu des divers conflits qu’il infligea à la galaxie, que ce Second Empire Sith ait laissé sa marque dans de nombreux esprits et ce, même plusieurs millénaires après sa chute. Que cela implique les avancées technologies, les recherches archéologiques ou le développement du savoir Sith, dans de nombreux domaines, cet empire inspira des générations d’individus et permit le développement de nombreuses créations technologiques. Au niveau de ces avancées donc, les véhicules et l’équipement impérial furent grandement réutilisés et modernisés par un certain Empire galactique et son empereur, que ce soit les Harrower qui marquèrent la célèbre série de destroyers stellaires des chantiers navals de Kuat Drive Yards; les divers modèles de chasseurs et bombardiers, portent en eux ce qui inspira en partie Raith Sienar dans la création de la Série TIE, les armures personnelles intégrales (bien que dans ce cas, les armures républicaines de cette même époque ont probablement bien plus inspirés les Kaminoans, mais sait-on jamais, quid des shadow troopers et autres novatroopers ?) et même la tradition de la garde impériale aux couleurs rouge et pourpre, qui fut instaurée par l’Empereur Vitiate. En dépit du fait que les Sith cherchaient la conquête avant toute chose, de nombreux théâtres d’opérations permirent de faire avancer certains domaines de l’archéologie, notamment concernant l’Empire Infini, avec de nombreux vestiges mis en lumières sur Tatooine, Hoth ou encore Belsavis, qui n’auraient pas forcément pu être découverts sous la République. De plus, une certaine collaboration avec l’Enclave gree, en dépit du fait que ses habitants (une des plus anciennes civilisations de la galaxie) aient oublié le fonctionnement de nombreuses technologies encore très en avance sur leur temps, donna la possibilité à de nombreux historiens de parfaire les connaissances sur l’Ere Pré-Républicaine, période encore de nos jours très nébuleuse. Quant au développement des connaissances Sith et du Côté Obscur, le Second Empire représente sans conteste un nouvel âge d’or pour les alchimistes et sorciers Sith, surtout en sachant que l’Empereur Vitiate figure parmi les Sith les plus érudits de toute l’Histoire de l’Ordre. En effet, entre le moment où il ravit le pouvoir des mains de son propre père sur Nathema (peu après 5.100/5.090 BBY) et sa mort, l’Empereur accumula pendant près d’un millénaire et demi, une somme de connaissances sur le Côté Obscur absolument démentielle. Et bien que l’essentiel de ces connaissances n’a pas été partagé, il en coucha un certain nombre par écrit et dans des holocrons (pour l’heure de loin pas encore tous retrouvés) et transmit une partie de son savoir à certains de ses apprentis. Mais naturellement, il ne fut pas le seul à expérimenter le Côté Obscur, de nombreux sorciers et inquisiteurs menèrent leurs propres recherches de leur côté, à l’image de grands noms de l’Ordre Sith comme Darth Iratus, Darth Nox ou Darth Nyriss, qui permirent de faire perdurer un certain héritage, repris partiellement par des générations ultérieures de Sith.

Liste des œuvres :

Romans :
– La série “The Old Republic”
– “Moisson Rouge”

BD/Comics :
– “The Old Republic – Risque de Paix” (Saga en BD #33)
– La duologie “The Old Republic”

Jeux vidéos :
– “Knights of the Old Republic II : The Sith Lords”
– “The Old Republic” et ses extensions

Autres :
– La série de vidéo Star Wars: The Old Republic – Chronologie Galactique

Guides et encyclopédies utilisés en supplément :

– Le Journal de Maître Gnost-Dural
– Le Livre des Sith
– Les Carnets de l’Empire
– Star Wars: The Old Republic Encyclopedia
– Star Wars: The Old Republic Explorer’s Guide
– The Essential Guide to Warfare

Auteur : Alpha-17
Date de mise en ligne : 17/01/2020

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